Toucher

Toucher : n. m. Le toucher est un des cinq sens traditionnels, correspondant à la sensibilité cutanée qui intervient dans l’exploration des objets par palpation.
Le bout des doigts, la plante des pieds, les lèvres et la langue sont les organes les plus sensibles. (C’est la raison pour laquelle un petit caillou, dans la chaussure, fait très mal).
On peut distinguer trois types de sensations liées au toucher :
– des sensations tactiles, pour connaître le poids, la dimension, la consistance et la
texture des objets ;
– des sensations douloureuses, quand on se pique, quand on se coupe, se cogne, etc. ;
– des sensations thermiques, pour sentir le chaud et le froid.
Le toucher participe dans une large mesure à notre perception d’un aliment.
Avant sa préparation et sa consommation, (déjà au stade de la cueillette pour les fruits ou les légumes), le produit est palpé pour s’assurer de sa fermeté, de sa maturité ou au contraire pour le rejeter pour cause de mollesse ou de dureté, signes de sa qualité organoleptique.
Les aliments, lorsqu’ils sont mis en bouche, sont perçus comme durs, mous, rugueux, râpeux, moelleux, piquants, onctueux. Qui plus est, lorsqu’on garde suffisamment en bouche, leur texture se modifie. La croûte du pain se ramollit, le chocolat, dur au départ, devient liquide. Le côté croustillant ou ramolli d’un biscuit est important pour notre plaisir gustatif. Pour percevoir ces subtilités, il convient de faire travailler ses dents et sa langue, de garder les aliments en bouche un temps suffisant. Tous les détails de consistance d’un aliment, y compris sa texture, jouent un rôle important dans l’acceptation ou dans le rejet de consommation.