Pollen

Pollen : n. m. Le pollen (du grec πάλη (palè) : farine ou poussière) constitue, chez les végétaux supérieurs, l’élément fécondant mâle de la fleur : ce sont de minuscules grains de forme plus ou moins ovoïde de quelques dizaines de micromètres de diamètre, initialement contenus dans l’anthère à l’extrémité des étamines.
Le grain de pollen n’est pas un gamète mais un gamétophyte à part entière, c’est-à-dire un producteur de gamète. On ne peut pas faire d’analogie entre le grain de pollen et l’ovule car l’ovule n’est pas un gamétophyte à proprement parler, mais un macrosporange qui renferme un gamétophyte.
L’homologue du grain de pollen chez les végétaux inférieurs (algues, mousses, prothalle des fougères) est le gamétophyte mâle.
Il correspond à la phase haploïde du développement du végétal.
Chez certaines plantes à fleurs, la germination du grain de pollen commence souvent avant même qu’il ne quitte le microsporangium, avec la cellule générative formant les deux cellules « spermatiques ».
Concernant la taille, on considère que les pollens les plus petits sont ceux du myosotis (7 µm) et les plus gros, ceux de la courge (150 µm). Les pollens de moins de 10 µm sont réputés plus souvent allergènes : bouleau, aulne, charme, noisetier, châtaignier, chêne, cyprès, frêne, olivier, peuplier, platane, etc.
Le pollen peut se composer d’un grain isolé (monade inaperturé, poré, colpé ou colporé) ou de grains multiples (dyade, tetrade, polyade)1.
Le grain de pollen est le gamétophyte mâle. Il apparaît chez les préspermaphytes, qui ne libèrent donc pas de spores puisqu’elles restent sur le sporophyte.
Le grain de pollen mature est constitué habituellement :
–  de deux ou trois cellules non cloisonnées. Il comporte deux noyaux haploïdes : le plus gros est le noyau végétatif, l’autre le noyau génératif ou reproducteur. La cellule végétative est constituée d’un noyau, d’organites, de petites vacuoles déshydratées et de réserves (amidon, gouttelettes lipidiques). Sa première fonction est d’assurer la survie du grain de pollen, sa seconde fonction de fabriquer le tube pollinique. La cellule reproductrice est petite, excentrée et entourée par la cellule végétative. Le noyau est condensé et bloqué en prophase I de méiose.
–  d’une double enveloppe externe, sauf chez certaines plantes aquatiques submergées, avec :
– d’ une couche externe très résistante, l’exine qui constitue l’exospore. Elle est constituée de sporopollenine. Cette couche comporte des apertures (points de moindre résistance, qui permettront l’émission du tube pollinique qui fécondera l’ovule. L’exine, fortement cuticularisée résiste à la plupart des dégradations chimiques et biologiques, permettant au pollen d’être diffusé dans l’environnement sans être trop abîmés même si certains pollens meurent néanmoins rapidement. L’ectexine est plus alvéolaire que les autres couches et peut être lisse (dissémination par le vent) ou ornementée (pour accrocher aux poils animaux, aux pattes des insectes, etc..
Les ornements de l’exine, en forme d’épines, de creux, de « verrues », de crochets ou de motifs propres à chaque espèce permettent souvent l’identification des genres, espèces, ou même de cultivars ou individus. Ils rendent possible l’identification de la plante qui a produit le grain de pollen, parfois même des millions d’années après sa production, qui sont l’objet de la palynologie.
–  de laa couche interne qui forme l’endospore. Elle est mince et fragile, constituée de cellulose non modifiée et éventuellement d’autres polysaccharides. Elle est appelée l’intine.
Le pollen sert de nourriture aux butineurs dont les abeilles dont il est la principale source de protéines. Il entre dans la composition de la gelée royale et du miel.
Voir Pollinisation, Pollinie.