Choquer : v.tr. (mot venant du néerlandais schokken, ou anglais to shock « heurter », onomatopée).
Le verbe « choquer » a plusieurs acceptions :
1. Sens vieilli : Donner un choc plus ou moins violent à (heurter).
Choquer une chose contre une autre.
Spécialement : Choquer les verres (trinquer).
Pronominal : Armées qui se choquent (choc).
2. Contrarier ou gêner en heurtant les goûts (déplaire, offenser, rebuter) ; spécialement : en agissant contre les bienséances (synonymes : effaroucher, heurter, scandaliser).
Un comportement qui choque les bien-pensants (choquant).
Ses propos m’ont choqué.
Elle a été choquée par son attitude, de son indifférence, (de ce) qu’il ne l’ait pas remerciée.
Ça ne me choque pas.
Pronominal (passif) : Elle se choque facilement.
Par extension : Agir, aller contre ; être opposé à. (contrarier).
Choquer la bienséance, le bon sens, la raison.
3. Faire une impression désagréable (sur un sens) (écorcher).
Couleur criarde qui choque la vue.
Bruits, sons, musiques qui choquent l’oreille.
4. Au Canada : Sens familier : Faire choquer quelqu’un, mettre en colère.
Pronominal réfléchi : Je vais me choquer, me mettre en colère (se fâcher).
5. Être choqué (par) : subir un choc, un traumatisme.
Être gravement choqué dans un accident (commotionner).
Il a été choqué par cette agression (être sous le choc) (ébranlé, traumatisé).
6. Marine : Diminuer la raideur de (un cordage tendu).
Choquer une écoute, la laisser filer.
Contraires de choquer : charmer, flatter, plaire, séduire, border.