Velours : n.m. (mot venant de l’ancien provençal velos ; latin villosus « velu »).
Le mot « velours » a plusieurs acceptions :
1. Tissu à deux chaînes superposées dont l’une produit le fond du tissu et l’autre le velouté ; tissu analogue dont le velouté est produit par une trame.
Velours de coton, de soie, de rayonne, de laine, et en absolu : du velours.
Velours uni, côtelé, façonné (broché, frappé).
Costume, pantalon, robe, gilet de velours.
Veste en velours. Col de velours.
Nœuds de velours dans les cheveux.
Loup de velours.
Fauteuils de velours, en velours, couverts de velours.
Tapis de velours d’une table de jeu.
Locution : Jouer sur le velours, avec le gain, sans risquer d’entamer sa mise initiale
Locution : Une main de fer dans un gant de velours.
Au sens figuré : agir de telle sorte qu’on ne puisse qu’y gagner, sans risques. Ils jouent sur du velours en dénonçant les abus.
2. Ce qui donne une impression de douceur, de velouté (au goût, à l’ouïe, au toucher, etc.).
C’est du velours, un vrai velours, une nourriture, une boisson délectable.
Plaisanterie : Faire des yeux de velours, des yeux doux.
3. Ce qui est doux au toucher. Une peau de velours.
Locution : Un chat qui fait patte de velours, qui présente sa patte après avoir rentré ses griffes.
Sens figuré : Faire patte de velours : dissimuler un dessein de nuire sous une douceur affectée.
Par apposition : Veau velours : peau de veau suédée (*) (daim).
Citation du poète français Arthur Rimbaud (1854-1891) : « Sur sa joue, un velours de pêche rose et blanc ».
(*) Suédé : Se dit d’une peau, d’un cuir dont le côté chair est à l’extérieur.