Étiquetage alimentaire

Étiquetage alimentaire : locut.  L’étiquetage est une mention écrite, sur l’emballage d’un produit alimentaire, d’un certain nombre de renseignements sur la nature de ce dernier.
– France. L’étiquetage (décret du 7 décembre 1984) concerne notamment l’identité du produit (dénomination, lot de fabrication et pays d’origine, indiqués sous forme de code-barres) ; le nom et l’adresse du fabricant ou du conditionneur; la composition du produit (ingrédients, y compris ingrédients composés, et additifs par ordre d’importance décroissante, avec le pourcentage pour les plus caractéristiques d’entre eux, ainsi que ingrédients allergènes et leurs dérivés) ; son poids ou son volume net (éventuellement le prix au kilo) ; sa date limite de vente (produits frais) ou sa date limite d’utilisation optimale (conserves, surgelés) ; et, parfois, sa composition chimique ainsi que sa valeur nutritionnelle. Une réglementation particulière régit l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) (voir ce mot) dans les denrées alimentaires.
Les huîtres, moules et coquillages sont commercialisés avec une étiquette de salubrité, délivrée par l’Institut scientifique et technique des pêches maritimes.
Les fruits et légumes, dont l’origine et parfois la variété ou le calibre doivent apparaître, sont pour certains dits « normalisés », classés en quatre catégories avec une étiquette de couleur : rouge-extra, correspondant à une qualité supérieure, exempte de tout défaut ; verte-catégorie I, correspondant à une bonne qualité, tolérant de légers défauts quant à la forme ou à la couleur ; jaune-catégorie II, correspondant à une qualité marchande, présentant les caractères minimaux de la variété ; grise-catégorie III, correspondant à une qualité très inférieure et interdite à la vente sur le marché du frais, sauf circonstances exceptionnelles. Ce classement, obligatoire au moment du conditionnement, n’est pas définitif, car les produits évoluent rapidement. Les mentions « garanti sans traitement de conservation » ou « sans traitement après récolte » signifient que le produit n’a subi aucun traitement de conservation après sa récolte. En revanche, la seule mention « non traité » signifie qu’il n’a subi aucun traitement, ni avant ni après la récolte.
– Pays francophones. La législation y est assez semblable à celle de la ‘rance.
En Belgique, l’étiquetage des produits préemballés doit préciser la dénomination de vente – avec mention d’un éventuel traitement par ionisation –, la liste des divers ingrédients, la date de durabilité minimale ou la date limite de consommation, les conditions
particulières de conservation et d’utilisation, le nom ou la raison sociale et l’adresse du fabricant ou du conditionneur, parfois le mode d’emploi et le lieu de provenance, la quantité nette, le titre alcoolométrique quand il dépasse 1,2 %Vol.
Les fruits et légumes sont classés en trois catégories (I, II et III, cette dernière étant rarement vendue en magasin) qui déterminent leur prix dans les criées, mais pas nécessairement leur qualité.
Au Canada, les normes en vigueur sont en substance les mêmes qu’en France, mais elles sont soumises à des réglementations fédérales et provinciales. La classification se fait selon des critères de taille ou d’apparence. Ainsi, la viande de bœuf est classée en treize catégories (allant de Canada Primé et AAA jusqu’à E), et les volailles en trois catégories (A, Utilité et C). Quant aux fruits et légumes, pour lesquels on mentionne toujours l’espèce et l’origine, ils ne bénéficient pas de classification de qualité. L’étiquetage nutritionnel est désormais obligatoire pour la plupart des produits préemballés quand ils proviennent d’un grand fabricant et, à compter de fin 2007, pour les petits fabricants.
En Suisse, les produits préemballés doivent porter les indications suivantes : la dénomination spécifique ; la composition ; le datage ; le nom ou la raison sociale et l’adresse du fabricant, du conditionneur ou de l’importateur ; le pays de production ; le titre alcoolométrique pour les produits nutritifs et les boissons s’il dépasse 0,5 %Vol.; la mention d’un éventuel traitement ionisant; la mention « produit OGM »si ses composants ont été génétiquement modifiés ou obtenus à partir d’OGM ; une mention permettant d’identifier le lot ; éventuellement le mode d’emploi, la présence d’additifs et la valeur nutritionnelle.