Bock : n.m. Un bock est un verre à bière parfois muni d’une anse, généralement d’une contenance de 1,25 dl. En France et en Belgique, la « bière bock » est une bière légère et de densité moyenne. Dans les pays anglo-saxons et en Allemagne, en revanche, elle est très forte, souvent brune.
La Bockbier, originaire de la ville d’Einbeck, en Basse-Saxe, fut autrefois exportée en Bavière. Le Bavarois prononçait Einbeck « Oanbock », d’où Bock, qui signifie par ailleurs « bouc », animal qui illustra bientôt les étiquettes.
La « double bock » désigne, en Bavière notamment, une bière encore plus forte en alcool.
– « Garçon, un bock !… » est une nouvelle de l’écrivain français Guy de Maupassant (1850-1893), parue en 1884.
Historique : « Garçon, un bock !… » est initialement publiée dans la revue Gil Blas du 1er janvier 1884, sous le pseudonyme Maufrigneuse, puis dans le recueil Miss Harriet.
La nouvelle est dédiée à José-Maria de Heredia.
– Citation de l’écrivain français Louis-Ferdinand Destouches dit Céline (1894-1961) « Les gens de Paris ont l’air toujours d’être occupés, mais en fait, ils se promènent du matin au soir ; la preuve, c’est que lorsqu’il ne fait pas bon à se promener, trop froid ou trop chaud, on ne les voit plus ; ils sont tous dedans à prendre des cafés crème et des bocks. C’est ainsi !» dans Voyage au bout de la nuit.
– Extrait du poème Roman d’Arthur Rimbaud (1854-1891) :
« On n’est pas sérieux quand on dix-sept ans
Un beau soir loin des bocks et de la limonade
Des cafés tapageurs aux lustres éclatants
On va sous les tilleuls verts de la promenade ».
– Citation de l’écrivain français Louis-Ferdinand Destouches, dit Céline (1894-1961) : « Ceux qui avaient encore un penny, ils se payaient un petit bock ensemble, les autres ils faisaient semblant de trinquer, ça créait une allée et venue les jours de froid trop piquant entre le comptoir et le ruisseau… » dans le roman Guignol’s band. (1951).
