Nouer : v.tr. (mot venant du latin nodare : nœud).
Le verbe « nouer » a plusieurs acceptions :
I) Verbe transitif :
1. Arrêter (une corde, un fil, un lien) ou unir les deux bouts de (une corde, un lien) en faisant un nœud (attacher, lier, région. rappondre).
Nouer ses lacets.
Nouer sa cravate.
Nouer un garrot serré.
Nouer l’aiguillette.
Foulard noué sur la tête.
Technique : Nouer la chaîne, la trame, en rattacher les fils rompus (nouage).
2. Serrer, envelopper (qqch.), réunir (un ensemble de choses) en faisant un ou plusieurs nœuds.
Nouer une gerbe, un bouquet avec un lien, un fil.
Paquet noué d’une faveur, d’un ruban.
Par extension (Pronominal) : se serrer.
3. Sens figuré : (par allusion au nœud coulant qui étrangle) : Le trac lui noue la gorge.
II) Verbe transitif (sens abstrait) :
1. Établir, former (un lien moral). Nouer une alliance, une relation, des liens, une amitié avec quelqu’un (lier).
2 . Sens vieilli : Organiser, former (une affaire compliquée, emmêlée).
Nouer un complot, une conspiration (ourdir).
Théâtre : Nouer l’action, l’intrigue, en établir le « nœud » pour l’amener à son point culminant.
Pronominal : L’intrigue se noue au IIe acte.
III) Agriculture (verbe intransitif) : Passer à l’état de fruit, en parlant des fleurs fécondées (nouaison, nouure). Les fruits ont bien noué.
Contraire : dénouer.