Oronge

Oronge

Oronge : L’oronge  (nom botanique : Amanita caesarea), ou de ses noms vernaculaires, Amanite des Césars, Oronge ou Oronge vraie, est un champignon méditerranéen, basidiomycète, excellent comestible de la famille des Amanitacées.
Elle doit son qualificatif à ce qu’elle aurait été un mets de choix à la table des empereurs romains. Il semble qu’ils l’appelaient boletus, seul nom de champignon hérité de l’antiquité et repris de nos jours pour désigner un genre tout à fait différent mais également riche d’espèces savoureuses. Appelée également Coucoune en Provence.
La beauté de l’oronge, sa réputation et sa relative rareté en font le roi des champignons et un peu le graal de tout mycologue.
Le chapeau de l’oronge va de 8 à 15-20 cm, est ovoïde jeune puis hémisphérique et enfin convexe, jamais aplati ni déprimé. La cuticule est rouge orangé vif, luisant, assez souvent couvert de grands lambeaux de la volve, blancs. La chair est ferme, blanche, jaune sous la cuticule. La marge est nettement striée, jaune d’or. Les lames sont serrées, jaune d’or clair. Le stipe de 8 à 15 cm est robuste, droit ou légèrement courbé, de la couleur des lames. La base du stipe est ovoïde vers le sol. La volve est épaisse, blanc grisâtre, s’écartant du stipe et ample. Son anneau membraneux, concolore au pied, placé haut et pendant. L’odeur est agréable, sa saveur douce de noix. La sporée est blanche.

Thermophile, l’oronge pousse de mi-septembre à mi-novembre sous les feuillus (chênes verts, chênes-lièges, châtaigniers notamment) des régions méditerranéennes, encore que le réchauffement climatique permette de la trouver de plus en plus souvent plus au nord, notamment en Île-de-France. Elle n’apparait pas en Belgique sauf quelques rares cas signalés en Gaume (partie romane de la Lorraine belge).

Confusions possibles : L’amanite des Césars peut se confondre, sans grand danger, avec l’amanite safran qui a parfois les lames un peu jaunes mais ne porte pas d’anneau. Mais le véritable risque de confusion est l’amanite tue-mouches, dite pour cela « fausse oronge », qui est toxique. Quoique souvent d’un rouge plus soutenu, la tue-mouches peut être orangée. Elle porte généralement des points blancs réguliers mais ceux-ci peuvent être délavés ou confondus avec des restes de volve présents sur l’oronge. En revanche la différence saute aux yeux dès qu’on retourne les champignons : l’oronge vraie a les lames et le stipe jaunes (c’est même la seule amanite dans ce cas) alors que les lames comme le stipe de l’amanite tue-mouches sont immuablement blancs. Enfin, il y a plusieurs autres dissemblances très visibles (la marge de l’oronge est striée, pas celle de la « fausse »; la volve de l’oronge est épaisse et en sac, celle de la tue-mouches est friable; l’œuf de l’oronge repose sur le petit bout, celui de amanite muscaria sur le gros) mais la couleur des lames à elle seule permet d’éviter toute confusion. Sans compter que l’amanite tue-mouches est largement inféodée au bouleau et très commune jusqu’en Sibérie, ce qui est loin d’être l’habitat de l’oronge.

Emplois culinaires de l’oronge : C’est un excellent champignon comestible, considéré comme le meilleur qui soit. Il peut se manger cuit mais également cru, seul, ou encore grillé au four chaud quelques minutes, avec un peu de sel, un filet de jus de citron et d’huile d’olive.