Agriculture biologique

Agriculture biologique : L’agriculture biologique est un mode de production agricole excluant l’emploi des produits chimiques de synthèse. L’agriculture biologique, reconnue et réglementée en France par la loi du 10 mars 1981, fait l’objet d’une réglementation européenne précisée par étapes depuis 1991. L’élevage en agriculture biologique et l’apiculture sont régis par une directive de 1999. Il existe une réglementation comparable en Suisse et au Québec. En France, la production animale relève d’un cahier des charges plus contraignant (arrêté de 2000). La réglementation spécifie également les modalités de transformation (par exemple, interdiction de traitement par rayons ionisants) et de transport des produits. L’agriculture biologique se fonde sur quelques grands principes :
– une fertilisation grâce à des matières organiques (fumier, compost, engrais verts) et à des minéraux naturels (roches broyées, cendres de bois) ;
– la rotation des cultures, qui fait alterner les végétaux exigeants (céréales, plantes sarclées) avec ceux qui enrichissent le sol (légumineuses) ; des labours superficiels pour ne pas bouleverser la structure du sol l’emploi exclusif d’insecticides à base de plantes et de fongicides non rémanents. Le travail est plus exigeant, mais la productivité ne semble pas plus faible.
Si rien ne prouve de façon indiscutable la supériorité nutritive des produits biologiques, nombre d’entre eux présentent de meilleures teneurs en vitamines et en matière sèche, un meilleur équilibre entre le sucre et l’acidité, et un meilleur goût. Pour la plupart, ils ne renferment pas de résidus dangereux et participent à la préservation de l’environnement. Cependant, ils restent relativement chers par rapport aux autres produits.
La dénomination de vente ne peut faire référence au mode de production biologique que si le produit, transformé ou non, contient au moins 95 % d’ingrédients issus de ce mode de production ; jusqu’à 5 % des ingrédients peut provenir de la production conventionnelle (produits non disponibles ou non disponibles en quantité suffisante sur le marché communautaire). L’étiquette doit mentionner de façon obligatoire le nom de l’organisme certificateur. Les produits transformés contenant au moins 70 % d’ingrédients d’origine agricole biologique peuvent porter la mention « X % des ingrédients d’origine agricole ont été obtenus selon les règles de la production biologique », à condition de préciser clairement les ingrédients concernés.