Amaranthe

Amaranthe : Les amaranthes ou amarantes (Nom botanique : Amaranthus) sont des plantes annuelles de la famille des Amaranthacées selon la classification phylogénétique ou de la famille des Chénopodiacées selon la classification classique de Cronquist (1981) et appartenant au genre Amaranthus.
Certaines espèces sont cultivées comme plantes potagères, pour leurs feuilles comestibles à la manière des épinards ou pour leurs graines, et parfois comme plantes ornementales pour leur floraison en épis spectaculaires. D’autres espèces sont des mauvaises herbes communes dans les champs cultivés.
Étymologie: Amaranthus vient du nom de cette plante en grec ancien, ἀμάραντος, « amarante ou immortelle », nom formé du préfixe privatif a-, « sans », sur le verbe qui signifie « flétrir, se faner » : en effet, l’amarante a la réputation de ne pas se faner, et pour cette raison, représente un symbole de l’immortalité. Certaines espèces sont d’ailleurs utilisées dans les bouquets secs.
Historique : Depuis très longtemps, diverses espèces d’amarantes sont cultivées pour l’alimentation en Asie, en Amérique et en Afrique. Ainsi, Amaranthus caudatus, A. cruentus et A. hypochondriacus jouèrent un rôle alimentaire important dans les civilisations précolombiennes, aussi bien en Mésoamérique (chez les Mayas et les Aztèques, notamment) qu’en Amérique du Sud (chez les Incas par exemple).
Depuis plusieurs millénaires, les graines ont été consommées grillées (comme le pop-corn) ou sous forme de farine tandis que les feuilles étaient cuisinées comme légumes verts.
Ainsi que l’explique D. Guillet : « La culture de l’Amaranthe fut à son apogée durant l’Empire aztèque. Pour le peuple aztèque, l’Amaranthe possédait une valeur nutritionnelle, thérapeutique et rituelle. »
Après la conquête espagnole du Mexique, sa culture fut interdite car elle servait dans divers offices religieux aztèques. Du fait de cette interdiction et de la violente répression qui sévit durant plusieurs siècles à l’encontre des jardiniers qui continuaient à cultiver cette plante, l’Amaranthe a, depuis le XXe siècle, presque totalement disparu de l’alimentation mexicaine, alors même qu’elle entrait dans la constitution de très nombreux plats aztèques (tamales, tortillas, sauces et boissons). L’utilisation traditionnelle de graines d’amarante dans la confection de têtes de mort en sucre pour le jour des morts perdure toutefois.

Aspects culturels : Le poème en vers no LXXIX intitulé Bruxelles d’Arthur Rimbaud, daté de juillet 1872 commence par « Plates-bandes d’amarantes ».
Dans son album de 2007, Dark Passion Play, le groupe de metal Nightwish consacre une chanson entière (Amaranth) à cette espèce, « Caresse l’unique, celle qui ne fane jamais, (…) caresse l’unique, l’amarante cachée, dans la terre de l’aube. »
Début 2011, le groupe de metal Amaranthe sort son premier album éponyme en référence à cette plante.
Le béret des parachutistes français est appelé « béret amarante », tant pour sa couleur rappelant la plante, que pour la symbolique d’immortalité s’y rattachant.
On parle aussi de la fleur d’Amarante dans le jeu de rôle Vampire : la Mascarade de l’univers Le monde des ténèbres créé par White Wolf Publishing. La fleur est utilisée comme synonyme de la « diablerie », le cannibalisme vampirique, qui était souvent annoncée en envoyant une amarante à la victime.