Karité

Karité : Le karité (famille des Sapotacées – Nom botanique : Butyrospermum parkii) est l’unique espèce connue du genre Vitellaria. Ses noix sont utilisées pour fabriquer du beurre de karité.
Bien qu’il perde de son importance au profit d’autres cultures, le karité est un arbre considéré comme sacré et à ce titre, les autochtones ne conçoivent ni de le couper, ni de le détruire de quelque manière que ce soit.
L’espèce est sur la liste des espèces menacées de l’UICN principalement en raison des feux de brousse d’origine humaine.
Le nom « karité » signifie « arbre à beurre » en wolof. On l’appelle aussi si yiri (prononcer « shi yiri ») en bambara (d’où son nom anglais, « shea tree »). Au Bénin, en Biali, on l’appelle Tangue.
L’arbre est mieux connu sous son ancien nom : Butyrospermum parkii (G. Don) Kotschy (Butyrospermum signifiant « graines de beurre » ; l’épithète « parki » honorant Mungo Park, qui « découvrit » l’arbre en explorant le Sénégal).
Dans le récit de son Voyage à Tombouctou et à Djenné dans l’intérieur de l’Afrique, l’explorateur français René Caillié (1799–1838) utilise le terme « cé » (du Bambara si) pour nommer cet arbre.
Il faut attendre 15 ans pour qu’un arbre issu de semis donne ses premiers fruits et seulement 5 ans pour un arbre greffé qui produira en plus des noix de qualité connue.
Le karité n’atteint l’âge adulte que vers 30 ans où il pourra produire 20 kg de fruits, soit 6 kg d’amandes sèches qui permettront d’obtenir 2 kg de beurre de karité. L’arbre donne le maximum de fructification entre 50 et 100 ans, ce qui est un grand obstacle à sa culture.
Les fruits de karité sont ramassés entre mi-juin et mi-septembre pour fabriquer le beurre de karité. Le bois de karité est utilisé pour la confection de divers objets dont le fameux bol des Dogons, le bandiagara.
Le Nigeria est le premier producteur de karité, suivi du Mali et du Burkina Faso.
Le karité pousse dans les savanes arborées d’Afrique de l’Ouest (Mali, Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Ghana, Guinée, Nigeria, Bénin, Togo, Sénégal) ainsi qu’au Cameroun, en République du Congo, RDC, au Soudan et en Ouganda.
Le karité peut atteindre une quinzaine de mètres de haut et le diamètre de son tronc peut faire plus d’un mètre. Il peut vivre de deux à trois siècles.
Son écorce grise devient, avec le temps, striée horizontalement et verticalement et forme de petits carrés.
Ses feuilles sont oblongues.
Ses fleurs blanc crème apparaissent lors de la saison sèche (les abeilles apprécient leur pollen et on trouve donc du miel de fleurs de karité).
Le fruit, appelé également karité, se présente sous la forme de grappes de fruits ovoïdes de couleur vert sombre à brun mesurant entre quatre et huit centimètres de long. C’est une baie charnue renfermant une, voire deux amandes dures (comparable à une graine d’avocat i.e. son noyau), d’une teinte blanchâtre entourée(s) d’une coque mince et de pulpe (55 %). Chaque amande recèle une matière grasse pour environ la moitié de son poids.