Manque : n.m. (mot venant de manquer).
Le mot « manque » a plusieurs acceptions :
1. Fait de manquer, absence ou grave insuffisance (d’une chose nécessaire) (défaut).
Manque de vivres, d’argent, de main-d’œuvre (carence, pénurie, rareté).
Le manque de sommeil, de repos.
Un manque d’imagination, de goût.
Un manque de naturel.
Familier : Manque de pot ! : pas de chance !
Absolu : État de manque : état d’un toxicomane dépendant brutalement privé de sa drogue.
Crise de manque.
Locution : Être en manque (familier : Être en chien).
Sens figuré : Être en manque de : être privé de (ce dont on ne peut se passer).
Un enfant en manque d’affection.
Elle est en manque d’amoureux.
Locution prépositive (sens vieilli) : Manque de : faute de.
Sens moderne : Par manque de.
– Citation de l’écrivain français Émile Zola (1840-1902) : « Le manque absolu d’eau ».
– Citation de l’écrivain français Alain-Fournier, pseudonyme d’Henri-Alban Fournier (1886-1914) : « par manque de foi ».
2. Littéraire : Chose qui manque (insuffisance, lacune).
Tissage : Maille ou point omis.
– Citation de l’écrivain français André Gide (1869-1951) : « Devant Claudel, je n’ai sentiment que de mes manques ».
3. Jeu : À la roulette, à la boule, le manque est la première moitié (1 à 18) de la série des numéros sur laquelle on peut miser en chance simple (opposé à passe, de 18 à 36).
Par exemple, le croupier annonce : rouge, impair et manque.
4. Locution : Manque à gagner : occasion manquée de faire une affaire profitable ; somme qu’on aurait pu gagner .
Les pertes et les manques à gagner.