Ourdir : v.tr. (mot venant du latin populaire ordire, classique ordiri, d’ordre).
Le mot « ourdir » a plusieurs acceptions :
1. Technique : Préparer (la chaîne) en réunissant les fils en nappe et en les tendant, avant le tissage.
Abusivement : Tisser, croiser les fils ourdis avec les fils de trame (tramer).
Poétique : Tisser.
L’araignée ourdit sa toile.
– Citation du poète et fabuliste français Jean de la Fontaine (1621-1695) : « La Parque à filets d’or n’ourdira point ma vie ».
2. Sens figuré et littéraire : Disposer les premiers éléments de (une intrigue) (combiner, machiner, monter, nouer).
– Citation de écrivain français Auguste de Villiers de l’Isle-Adam, dit le « comte », puis le « marquis » de Villiers de l’Isle-Adam (1838-1889) : « C’est mon métier d’auteur dramatique d’ourdir, de régler et de dénouer les affaires de ce genre ! ».
Ourdir un complot, une machination contre quelqu’un (tramer).
Participe passé adjectival : Une conspiration ourdie en secret.
Verbe pronominal : Citation de de l’écrivain français Honoré de Balzac (1799-1850) : « Et toujours la fortune est le mobile des intrigues qui s’élaborent, des trames qui s’ourdissent ! » (se tramer).