Outrage : n.m. (mot venant de outre).
Le mot « outrage » a plusieurs acceptions :
1. Offense ou injure extrêmement grave (de parole ou de fait) (affront, injure, insulte, offense).
– Citation de l’écrivain français Gustave Flaubert (1821-1880) : « Ce manque de parole au rendez-vous lui semblait un outrage ».
Venger, laver un outrage.
Faire outrage à quelqu’un (outrager).
Je ne lui ferai pas l’outrage de le soupçonner.
– Citation de l’écrivain et poète français Gérard Labrunie, dit Gérard de Nerval (1808-1855) : « Me reprochant d’avoir, en de faciles amours, fait outrage à sa mémoire ».
Locution vieillie : Les derniers outrages : le viol.
Faire subir à une femme les derniers outrages, la violer.
Sens figuré et littéraire : atteinte, dommage, flétrissure, tort.
Les outrages du temps.
– Citation du dramaturge et poète français Jean Racine (1639-1699) : « Pour réparer des ans l’irréparable outrage ».
2. Droit : Délit par lequel on met en cause l’honneur d’un personnage officiel (magistrat, etc.) dans l’exercice de ses fonctions.
Outrage par paroles, gestes, menaces, écrits ou dessins.
Outrage à magistrat.
« Jérôme Crainquebille fut traduit en police correctionnelle pour outrage à un agent de la force publique » (France).
3. Par extension : Acte gravement contraire (à une règle, à un principe) (violation).
Outrage à la raison, au bon sens.
Droit ancien : Outrage aux bonnes mœurs : discours, écrit ou publication obscène ou contraire aux bonnes mœurs.
Journal poursuivi pour outrage aux bonnes mœurs.
Outrage public à la pudeur : fait matériel de nature à choquer la pudeur de la personne qui en est le témoin (attentat -aux mœurs-).