Mythe : n.m. (bas latin mythus, grec muthos « récit, fable »).
Le mot « mythe » a plusieurs acceptions :
1. Récit fabuleux, transmis par la tradition, qui met en scène des êtres incarnant sous une forme symbolique des forces de la nature, des aspects de la condition humaine (fable, légende, mythologie).
Mythes théogoniques, cosmogoniques, eschatologiques.
Mythes chrétiens, païens.
Mythes amérindiens.
Mythes grecs d’Orphée, de Prométhée.
« Le Mythe de Sisyphe », essai de de l’écrivain français Albert Camus (1913-1960).
Par ext. Représentation de faits ou de personnages souvent réels déformés ou amplifiés par l’imagination collective, une longue tradition littéraire (légende).
Mythes littéraires (Don Juan, Don Quichotte, Faust, Hamlet…).
Le mythe napoléonien.
Le mythe de l’Atlantide.
2 Fig. Pure construction de l’esprit (idée).
Familier : Affabulation (invention). Son oncle à héritage ? C’est un mythe ! il n’existe pas.
3. Expression d’une idée, exposition d’une doctrine ou d’une théorie philosophique sous une forme imagée (allégorie).
Le mythe de la caverne chez Platon.
4. Représentation idéalisée de l’état de l’humanité dans un passé ou un avenir fictif.
Mythe de l’Âge d’or, du Paradis perdu (utopie).
5. Image simplifiée, souvent illusoire, que des groupes humains élaborent ou acceptent au sujet d’un individu ou d’un fait et qui joue un rôle déterminant dans leur comportement ou leur appréciation.
Le mythe du bon sauvage, du héros.
Le mythe de la galanterie française.
Détruire les mythes (démystifier, démythifier).