Ratafia

Ratafia : Un ratafia est une boisson alcoolisée douce, souvent artisanale notamment en Catalogne, et consommée comme apéritif.
Il existe en fait deux sortes de boissons distinctes :
vin de liqueur produit dans certaines régions de France, notamment en Champagne ou en Bourgogne
– ratafia de fruits, mélange de fruits macérés.
Étymologie : L’origine du mot « ratafia » (parfois orthographié « ratafiat ») est controversée. L’étymologie la plus communément admise serait l’expression « rata fiat » (sous-entendu convention) : « Que le traité, le marché soit ratifié ». Cette origine est rapportée, parmi d’autres, par Littré, qui semble pourtant lui préférer l’explication du grammairien Gilles Ménage  (1613-1692) : un mot des Indes orientales (tafia, tafiat) – Dictionnaire étymologique de la Langue françoise (1650 & 1670). Cette étymologie créole est aussi retenue par le TLF (Trésor  de Langue Française) : « Quand un Indien du pays boit du brandevin à la santé d’un François, entre autres mots de sa langue, il lui dit, “tafiat” : à quoi le François répond en faisant raison, “ratafiat” ; 1694 » ; l’étymologie latine reste suspecte et peut-être a posteriori. Elle est toutefois retenue par le Dictionnaire étymologique de Dauzat (1938).

Mistelles : Ratafia désigne des mistelles (Voir Mistelle) produites dans plusieurs régions de France, mais peu commercialisées. Deux régions produisent des mistelles réputées avec l’appellation ratafia : la Champagne et la Bourgogne.
Ces ratafias sont parfois classés dans les apéritifs à base de vin même si aucune fermentation du raisin n’est opérée.
Le ratafia de Champagne est élaboré avec du jus de raisin non fermenté, le moût, de l’appellation « Champagne » ou « Coteaux champenois » et un quelconque alcool neutre (les meilleurs utilisent de la fine ou du marc de Champagne). Il titre 18 °GL. Le ratafia de Champagne est classé en France « apéritif à base de vin ». Depuis le 22 janvier 2015, il a obtenu l’indication géographique protégée (IGP).
En Bourgogne, le ratafia est confectionné avec du marc ou de la Fine de Bourgogne et du moût de même origine. Le soir de la vendange, les grappes pressées donnent un jus de raisin sucré qui, si on le laisse fermenter, devient du vin. Pour bloquer la fermentation, on mélange deux tiers de jus de raisin et un tiers d’eau de vie. Le produit conserve, ainsi tout son sucre nature et devient un ratafia titrant 16 ou 17%vol. Le ratafia de Bourgogne est traditionnellement un apéritif. Certains le prennent en fin de repas après le café à la place d’une liqueur douce. Une nouvelle habitude le propose accompagnée d’eau gazeuse en milieu d’après-midi.
; le ratafia de cidre du pays d’Othe est fait avec du jus de pommes et de l’eau-de-vie de cidre.
L’originalité de ces ratafias est que, malgré leur teneur en alcool, ils conservent le goût spécifique du raisin d’origine.

Ratafias de fruits : De manière plus confidentielle, certaines boissons obtenues par la macération de fruits, de plantes ou de fleurs sont également appelées ratafias. Mathieu Teisseire aurait ainsi inventé, au XVIIIe siècle à Grenoble, un ratafia de cerise. On trouve également des recettes de ratafia de noix, d’amandes amères, de coings, de noyaux de cerises ou de pêches, d’oranges ou d’écorce d’oranges ou d’autres fruits. On trouve surtout ces « ratafias » dans la zone méditerranéenne (Espagne, France, Italie, etc.). En Corse, une grande Maison de Liqueurs, Damiani, produit un ratafia régional à partir de baies de myrte.

Voir aussi Ratafia sous Argot de bouche.

Achetez ici et au meilleur prix du marché vos différents ratafias :