
Les fruits de Guadeloupe : Le marché antillais offre près de 75 variétés de fruits et légumes qui s’y étalent en permanence. Comme dans toutes les Antilles, la plupart des légumes et des fruits se traitent aussi bien en version salée que sucrée.
– L’attier : un arbre dont le fruit est appelé atte ou pomme cannelle. Il est gros comme une pomme. Sous ses écailles épaisses et molles se trouve une chair blanche, tendre, sucrée et parfumée qui se mange telle quelle.
– Le bilimbi est un arbre fruitier des Antilles que l’on appelle aussi arbre à cornichons pour ses fruits comestibles qui ressemblent à des cornichons. On consomme le bilimbi généralement cuit. On en fait des marinades, des sauces, des confitures ou de la gelée ; il est incorporé aux mets aigres-doux et remplace souvent la mangue dans les chutneys.
– La carambole : petit fruit jaune à la forme curieuse (cinq côtes saillantes ; quand on la coupe en largeur, on obtient ces fameuses étoiles à cinq branches). La carambole se consomme essentiellement en jus, mais on en faut aussi des glaces.
– Le chadec : agrume en Martinique, en Guadeloupe, en Dominique, à Sainte-Lucie et dans les Antilles. On fait confire sa peau blanche en lamelles ou zestes et sa pulpe se consomme nature ou dans une salade.
– Le corossol : une panse verte hérissée d’épines. On dit qu’il préserve de la grippe et même des coups de soleil (en en glissant quelques feuilles sous son chapeau). Comme la carambole, on le consomme surtout en jus.
– La goyave : petit fruit rose, au goût douceâtre et farineux. Excellent en jus. Très riche en vitamine C.
– Le fruit de la passion ou maracuja : fruit jaune de la passiflore, ovoïde et lisse quand il est frais, qui renferme d’incroyables saveurs.
– La prune de Cythère : fruit qui n’a rien à voir avec la prune et dont on tire essentiellement du jus.
Les nombreuses variétés de bananes. De la banane-légume (la ti-nain cuite à l’eau) à la banane-fruit :
– Les « bananes figues » ou ti-bananes ou banane naine sont appelées ainsi en raison de leur petite taille (elles sont appelées de noms évocateurs comme « rhabillez-vous jeune homme », dans les Antilles et aussi ti-bananes et poyos) et de leur saveur goûteuse. La plus connue d’entre elles est certainement « la fréssinette ou frécinette » (encore appelée « banane figue sucrée », « dominico », « bananito »…), petite (8-14 cm), répandue dans le monde entier, dont la peau jaune très fine, cache une chair dense, très sucrée et parfumée.
De nombreuses autres « bananes figues » existent dont la « figue pomme », trapue et courte (11 cm) dont la peau jaune or, se fend à maturité pour dévoiler une chair sucrée à la subtile saveur de pomme.
– La banane plantain : Appelée « banane serpent », « banane à cuire », « banane légume » La banane plantain, de grande taille (20 à 40 cm de longueur) est commercialisée verte ou mûre (sa peau vire alors vers le jaune et se ponctue de quelques touches brunes). L’amidon de sa chair (c’est un fruit « farineux ») ne se transforme pas en sucres (contrairement à celle des bananes « douces »). Ceci explique que le fruit doit être consommé cuit.
La banane plantain est ainsi considérée comme un légume, et surtout, comme une plante vivrière dans les différents pays du Sud où elle pousse.
Originaire d’Extrême-Orient, la banane plantain aurait été introduite en Afrique à une période très reculée puis, par les Arabes, au XVe siècle, dans le sud de l’Europe avant de conquérir les Caraïbes, en 1516. Ce fruit est aujourd’hui importé toute l’année, des Antilles, du Costa Rica et de Côte d’ivoire.
Et aussi : papayes (dont les papayes vertes, coupées en lamelles pour la salade ou en gratin), oranges, litchis, citrons verts, pamplemousses (les chadec), fruits à pain (avec lequel on prépare le migan, une sorte de ragoût de porc), mangues (riches en vitamines et pauvres en sucre), sapotilles (à goût de caramel, en salades de fruits ou en glace), ananas, noix de coco, etc.
Voir Jus de fruits sous Boissons de Guadeloupe.
