Millerandage

Millerandage : n. m. Le millerandage provient d’une fécondation imparfaite de la fleur qui donnera des petits fruits. Ainsi, sur une même grappe, on observe des grosseurs de baie et des maturités très hétérogènes. Les causes sont souvent météorologiques : la pluie et le froid au moment de la floraison en sont principalement les causes. Une insuffisance en bore peut également provoquer le millerandage. Il est peut-être nécessaire de faire la différence entre la coulure et le millerandage :
la coulure est un phénomène naturel qui se produit à la nouaison et est à l’origine de la perte d’un certain pourcentage de fleurs : la coulure. Ces fleurs non ou mal fécondées tombent ou coulent. La coulure accidentelle, qui amplifie le phénomène naturel, entraîne parfois une diminution considérable du potentiel de production.
le millerandage est un dérèglement moins grave que la coulure. C’est le développement des baies sans pépin (apyrènes). Elles restent petites alors que les autres grossissent normalement. A maturité, elles sont plus sucrées et moins acides.
Effets secondaires : Le millerandage augmente la proportion de petites baies. Les raisins dits « millerands » ont des grains très petits, en grand nombre, et dépourvus de pépins. il augmente également la proportion de pellicule par rapport à la pulpe et l’on sait que c’est dans la pellicule que se trouvent la majorité des métabolites secondaires : polyphénols, couleur, arômes actifs lors de la vinification. Les années à millerandage sont donc des années qualitatives. Il a été aussi montré que la teneur en potassium de la baie diminue avec la taille de celle-ci, ce qui est corrélé avec une meilleure tenue du vin au vieillissement. Les années à millerandage conduisent donc vers l’obtention de vins de garde.