Olives cassées

Olives cassées : Les olives cassées de la vallée des Baux-de-Provence sont des grosses olives vertes et fendues.
Elles sont protégées par une appellation d’origine contrôlée (AOC) depuis un décret pris par l’INAO, le 27 août 1997 et paru au Journal officiel n° 199, le 28 août 1997.
Les vraies olives cassées (appelées localement « cachado ») sont produites dans la région des Baux de Provence en France.
Récoltées au mois de septembre, ces olives sont cassées au maillet de bois mais sans briser les noyaux pour faciliter la pénétration de l’eau dans la pulpe, puis on les met tremper avant de les mettre dans une saumure parfumée au fenouil.
La production des olives cassées qui se consomment d’octobre à Pâque est évidemment très limitée.
Zone de production : Elle s’étend sur les communes d’Arles, Aureille, Les Baux-de-Provence, Eygalières, Eyguières, Fontvieille, Lamanon, Maussane-les-Alpilles, Mouriès, Paradou, Saint-Martin-de-Crau, Orgon, Saint-Étienne-du-Grès, Saint-Rémy-de-Provence, Sénas et Tarascon.
Conditions de production : Le climat de la vallée des Baux-de-Provence est de type méditerranéen. Les hivers y sont doux et secs et les étés chauds et secs. La température moyenne maximale est observée en juillet et août (+29°C), la température moyenne minimale en décembre et janvier (+3°C). Le mois le plus pluvieux est janvier avec 7 jours de pluie en moyenne, contre 2 jours en juillet.
La région des Alpilles reçoit davantage de précipitations que le littoral de la Méditerranée : 500 mm/an en Camargue contre 600 à 700 mm/an aux Baux.
Le mistral : Le mistral y souffle violemment du nord ou du nord-ouest, particulièrement en hiver et au printemps. Les Alpilles dévient le vent, mais le vent souffle aux Baux pratiquement aussi fort que dans le nord de la chaîne. Le mistral souffle fortement 100 jours par an en moyenne et faiblement 83 jours, ce qui ne laisse que 182 jours sans vent par an.
On distingue deux types de mistral : le « mistral blanc », qui dégage le ciel en totalité et accentue la luminosité, et le « mistral noir », plus rare, qui est accompagné de pluie.
Le sol : Les oliveraies de la vallée des Baux-de-Provence sont implantées sur des sols calcaires, d’un PH eau voisin de 8.5, peu colorés ou caillouteux. On trouve cependant des sols moins caillouteux et plus profonds, sur lesquels des oliviers plus exigeants en humidité ont été plantés.
Variétés : Il s’agit uniquement les Salonenques et les Beruguettes qui doivent être différenciées à la commercialisation. Elles doivent avoir « un port compact ou une frondaison rigide constituée de ramures et de feuilles assez raides. Les fruits doivent être durs ou accrochés à des pédoncules courts ou ne pas être portés par des arbres à feuilles rigides, pour ne pas être meurtris avant la récolte ».
Constitution de l’oliveraie : L’oliveraie représente 368 800 arbres avec une densité variant entre 160 à 220 oliviers pour les parcelles implantées avant 1956 et de 400 à 416 oliviers pour celles plantées après 1960. Elle couvre 4 500 parcelles et 1 700 hectares.