Nieulles (pâtisserie)

Nieulles (pâtisserie) : Les nieulles sont des petits biscuits ronds et sablés fabriqués à Armentières (commune située dans le département du Nord en région Hauts-de-France).
Les nieulles, ce sont des biscuits secs cannelés d’une demi-douzaine de diamètre. Une fois en bouche, ils fondent et dégagent un goût caramélisé.
À Armentières, chaque deuxième dimanche de septembre a lieu la fête des Nieulles, les nieulles, tradition oblige, sont jetés à cette occasion, du haut du beffroi.
L’histoire remonte au XVIe siècle. En mai 1510, au cours d’un banquet sur la Grand-Place, le seigneur d’Armentières, Jacques de Luxembourg, alla prendre l’air sur le balcon. Du haut, il vit des enfants jouer sur la place et leur jeta des miettes de petits gâteaux ronds. La coutume de lancer des objets des beffrois était un symbole de communion entre le peuple et les gouvernants. La tradition de jeter des nieulles se perpétua jusqu’à la Révolution française.
En 1938, des commerçants armentiérois décidèrent de relancer cette fête. À cette occasion, deux pâtissiers, dont Étienne Charle, réinventèrent la recette des petits gâteaux. Aujourd’hui, la pâtisserie Charle reste la seule à perpétuer la tradition à Armentières. « Elle fait partie intégrante du folklore de la ville. C’est important de vouloir respecter la tradition », explique Mickaël Brassart, chef pâtissier, qui a repris en 2003 l’affaire de la famille Charle. Si celle-ci n’est plus aux commandes, l’esprit de famille est toujours de mise. Car aujourd’hui, Mickaël travaille aux côtés de son frère Jacques, chef chocolatier, et de sa belle-sœur. Pour lui, la recette des nieulles n’est pas un secret. S’il a pris soin d’en conserver une version manuscrite, il partage volontiers ses conseils : « L’idéal est de préparer la pâte à biscuit la veille. Et d’ajouter un soupçon de vanille ».
À la veille des festivités, l’heure est aux fourneaux. Au total, 250 kilos de nieulles sont prévus pour septembre. « Si ces biscuits se vendent exclusivement à cette période de l’année, il arrive parfois que je reçoive des commandes des quatre coins de l’Hexagone, pour celles et ceux qui ont déménagé. Ça fait du bien de savoir que la tradition a marqué les esprits, même si elle a tendance à se perdre ».
Un regret pour Mickaël, originaire pourtant de Saint-Omer, mais toutefois très attaché à l’Armentiérois.
On retrouve aussi ls nieulles sous des formes plus décoratives à l’époque de Noël.
Nouveauté de ces dernières années, les nieulles seront enrobées d’une fine couche de chocolat. «  Ça fait longtemps que j’avais envie de tester les nieulles au chocolat. Et ce qui est bien, c’est qu’on peut décliner les parfums pour varier les plaisirs. On verra bien si ça marchera », espère-t-il. Une idée qui pourrait, peut-être, relancer la production à plus grande échelle.