Huile d’olive

Huile d’olive : L’huile d’olive est la matière grasse extraite des olives (fruits de l’olivier) lors de la trituration dans un moulin à huile. Elle est un des fondements de la cuisine méditerranéenne et est, sous certaines conditions, bénéfique pour la santé.
Symbole des cuisines italienne et grecque, l’huile d’olive est l’une des premières huiles à avoir été pressées.
Puisqu’elle est surtout composée d’acides gras mono insaturés, sa consommation est souvent recommandée ; elle est largement utilisée dans les cuisines méditerranéennes dont elle est un ingrédient incontournable. Les Européens s’en servent aussi bien pour la cuisson que pour assaisonner nombre de préparations. Les huiles de Toscane sont très réputées ; elles sont fruitées et légères.
Durant l’Antiquité, l’Attique était l’une des plus importantes régions productrices d’huile d’olive, huile qui était ensuite exportée entre autres vers l’Étrurie. Au IIIe siècle av. J.-C., Théophraste parle dans son livre Sur les odeurs des parfums d’huile extraite d’une olive, préparée à base d’olive, la plus grosse espèce, qui contient beaucoup de chair et dont le noyau est très petit.’obtention d’un litre d’huile nécessite 4 à 10 kg d’olives suivant la variété d’olive utilisée et son niveau de maturité. La méthode d’extraction utilisée a peu d’incidence. Cependant, les moulins utilisant des presses ne peuvent pas utiliser des olives à très forte teneur en eau (à faible rendement en huile) à cause de la fluidité excessive de la pâte. Ceci peut laisser penser, à tort, que leurs rendements sont meilleurs.
Les caractéristiques de l’huile d’olive sont les suivantes :
– point de fumée : 210 °C contre 180 °C pour la température normale de friture ;
– densité : 0,92 (un litre d’huile d’olive pèse environ 920 grammes) ;
– apport calorique : 900 kcal pour 100 grammes ;
– conservation : l’huile d’olive rancit moins vite grâce à son indice d’iode peu élevé : 78/88 contre 83/98 pour l’huile d’arachide et 120/132 pour l’huile de tournesol. Elle se conserve mieux si elle est stockée au frais et protégée de la lumière. Il est préférable de la consommer dans les deux années suivant sa fabrication.
L’huile d’olive est composée d’environ 99 % de lipides. Le 1 % restant constitue les composés mineurs ; il s’agit essentiellement (par ordre d’importance) : du squalène, des alcools triterpéniques, des stérols (β-sitostérol), des phénols, et des dérivés du tocophérol.
La matière grasse de l’huile d’olive est composée de triglycérides. Ceux-ci sont constitués d’acides gras de différentes sortes, dont la répartition est caractéristique de l’huile d’olive, et à un niveau de détail plus poussé, des différentes variétés ou du lieu de production. Lorsque des triglycérides sont dégradés, les acides gras qui les constituaient sont détachés et errent librement dans l’huile : ils sont alors dits « acides gras libres ». Leur pourcentage dans l’huile est ce que l’on appelle « acidité » de l’huile, et s’exprime en « grammes d’acide oléique libre pour 100 grammes d’huile ». Cette acidité ne se perçoit jamais sous forme de goût acide, mais sous la forme de telle ou telle dégradation, comme un goût de moisi.
Il existe un nombre important de variété d’oliviers dans le monde. Comme pour les crus de vins issus de cépages spécifiques, il existe des huiles issues d’une seule variété d’olive bien caractérisée (variété ou cultivar) et dont les caractéristiques organoleptiques sont bien établies et connues. La mention de la variété est autorisée sur l’étiquetage.
Voir Olive.

Composition de l’huile d’olive :

Composition
Composé Famille d’acide gras Teneur pour 100 g
Acide palmitique (saturé) 11,29 g
Acide heptadécanoïque (saturé) 0,022 g
Acide stéarique (saturé) 1,953 g
Acide arachidique (saturé) 0,414 g
Acide béhénique (saturé) 0,129 g
Acide heptadécénoïque (mono-insaturé) 0,125 g
Acide érucastique (mono-insaturé) ω-9 0,311 g
Acide oléique (mono-insaturé) ω-9 71,269 g
Acide palmitoléique (mono-insaturé) ω-7 1,255 g
Acide linoléique (poly-insaturé) ω-6 9,762 g
Acide alpha-linolénique (poly-insaturé) ω-3 0,76 g
Acides gras trans 0,0478 g
Total acides gras saturés 13,808 g
Total acides gras mono-insaturés 72,961 g
Total acides gras poly-insaturés 10,523 g
Vitamine E 15,29 mg
Vitamine K 60,2 μg

Catégories d’huiles d’olives : À la vente au détail, il n’existe que deux catégories d’huiles d’olive vierges : huile d’olive vierge extra (HOVE) et huile d’olive vierge (HOV). La catégorie huile d’olive vierge extra est supérieure selon des critères chimiques et des critères organoleptiques. L’acidité libre (voir plus haut) est limitée à 0,8 % pour l’HOVE alors qu’elle peut atteindre 2 % pour l’HOV8. Les paramètres d’oxydation sont aussi légèrement plus sévères. Les critères organoleptiques sont évalués par des jurys appropriés, l’HOVE est exempte de défauts, alors qu’une HOV peut comporter des défauts tels que lies ou chomé jusqu’à un niveau de 2,5 sur une échelle de 10 points.
Il existe des catégories d’huiles d’olive vierges inférieures (« courante » et « lampante »), mais celles-ci ne peuvent pas être destinées au consommateur et sont réservées au négoce ou à l’industrie.
Il existe aussi des huiles d’olives obtenues par raffinage industriel, puis commercialisées, après assemblage avec de l’HOVE ou de l’HOV, sous la dénomination : « huile d’olive composée d’huiles d’olive raffinées et d’huiles d’olive vierges ». Ces huiles sont de moins en moins fréquentes dans le commerce de détail.
Les différentes catégories d’huile d’olive reçoivent une dénomination correspondant à des critères fixés par la réglementation :
– les « huiles d’olive vierges » sont obtenues à partir du fruit de l’olivier uniquement par des procédés mécaniques ou d’autres procédés physiques dans des conditions (thermiques) qui n’entraînent pas d’altérations de l’huile et n’ayant subi aucun traitement autre que le lavage, la décantation, la centrifugation ou la filtration, à l’exclusion des huiles obtenues par solvant ou par des mélanges avec des huiles d’autre nature. Ce sont des purs jus de fruits et plus le taux d’acidité de l’huile est bas, meilleure est la qualité. On les classe par ordre de qualité décroissante en « huile d’olive vierge extra » (absence de défaut organoleptique, présence de fruité, et acidité inférieure à 0,8 % exprimée en acide oléique), « huile d’olive vierge » (intensité maximale des défauts organoleptique 3,5 sur 10, présence de fruité, acidité maximale 2 %), « huile d’olive vierge courante » (intensité maximale des défauts organoleptique 6 sur10 et acidité maximale 3,3 %) et « huile d’olive vierge lampante » (défaut organoleptique supérieur à 6 sur 10 et/ou acidité supérieure à 3,3 %). Dans la réglementation européenne, la catégorie « huile d’olive vierge courante » n’existe pas et les huiles correspondantes sont regroupées dans la catégorie « huile d’olive vierge lampante » ;
– les « huiles d’olive raffinées » sont obtenues par le raffinage (industriel) d’huiles d’olive vierges, dont l’acidité libre exprimée en acide oléique ne peut être supérieure à 0,3 g pour 100 g et dont les autres caractéristiques sont conformes à celles prévues pour cette catégorie ;
– les « huiles d’olive-composées d’huiles d’olive raffinées et d’huiles d’olive vierges » sont constituées par un coupage d’huile d’olive raffinée et d’huiles d’olive vierges autre que lampante, dont l’acidité libre ne peut être supérieur à 1,0 g pour 100 g ;
– les « huiles de grignons d’olive brutes » sont obtenues par traitement au solvant de grignons d’olive, à l’exclusion des huiles obtenues par tout mélange avec des huiles d’autre nature ;
– les « huiles de grignons d’olive raffinées » sont obtenues par le raffinage d’huile de grignons d’olive brute, dont l’acidité libre ne peut être supérieur à 0,3 g pour 100 g ;
– les « huiles de grignons d’olive » sont obtenues par coupage d’huile de grignons d’olive raffinée et d’huile d’olive vierge autre que lampante dont la teneur en acide oléique ne dépasse pas 1,0 g pour 100 g.

Dégustation de l’huile olive : Ses caractéristiques organoleptiques varient en fonction du terroir et des pratiques agronomiques, de la variété (ou cultivar), et du stade de maturité à la récolte. Aujourd’hui, l’huile d’olive est un produit de consommation courante, mais les amateurs choisissent des bouteilles dont le prix rivalise parfois avec les grands vins. En effet, plusieurs huiles d’olives sont classées en Appellation d’origine contrôlée (AOC).
Les caractéristiques organoleptiques sont regroupées en trois rubriques principales : goût : l’amertume est le seul goût que peut présenter l’huile d’olive. On en détermine l’intensité à la dégustation ;
– arômes : l’ensemble des sensations aromatiques d’une huile constitue son fruité, on en détermine l’intensité à la dégustation, sa catégorie (fruité mûr, fruité vert, fruité noir) et sa description analogique : rappelle la pomme, la tomate…
– sensations kinesthésiques et tactiles : une huile d’olive peut présenter une sensation spécifique, l’ardence (ou piquant), et des différences d’onctuosité. On détermine l’intensité du piquant à la dégustation, l’onctuosité peut faire l’objet de commentaires, mais il n’existe pas d’échelle organoleptique pour cette sensation.
Aucune des sensations ci-dessus n’est considérée comme un défaut.
Les défauts reconnus par les professionnels sont : le rance (oxydation), le moisi, le chomé (fermentation excessive des olives en tas), le lies (fermentation des particules de pulpe dans les huiles non filtrées avec ou sans sédimentation).
Ces défauts ont comme point commun dans leurs origines une attention insuffisante portée à la qualité des travaux, et dans leurs conséquences une disparition des attributs amer et piquant.

Emplois culinaires de l’huile olive : À l’achat d’une huile de première pression, il est important de vérifier la date de péremption sur l’étiquette, car cette huile est plus fragile que les huiles raffinées.
L’huile d’olive est connue depuis la plus haute antiquité : les Grecs anciens, les Phéniciens, les Arabes, les Berbères et les Romains l’utilisaient déjà pour leur cuisine (à l’origine de la cuisine méditerranéenne) et pour leurs produits cosmétiques, ainsi que les Hébreux pour allumer leur chandelier.
L’huile d’olive peut être utilisée aussi bien crue (dans des sauces pour salade ou à la place du beurre dans les pâtes par exemple) que cuite (pour la cuisson de viandes ou de légumes ou pour la friture). Il est important néanmoins de ne pas l’utiliser à trop haute température (plus de 210 °C), au-delà de laquelle elle se détériore. Cependant elle résiste mieux à la chaleur que les autres huiles (environ 180 °C).

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