Appréhension : n.f. (mot venant du latin apprehensio).
Le mot « appréhension » a plusieurs acceptions :
Action d’appréhender.
1. Sens vieilli : Fait de saisir par l’esprit (compréhension).
Philosophie : Opération par laquelle l’esprit atteint un objet de pensée simple.
Appréhension et compréhension.
Citation de l’écrivain français Michel de Montaigne (1533-1592) : « L’appréhension, je l’ai lente et embrouillée ».
Citation du prêtre catholique, penseur et philosophe français Paul Foulquié (1893-1983) : « Tout état affectif constitue un mode d’appréhension ».
2. Action d’envisager quelque chose avec crainte ; crainte vague, mal définie (alarme, angoisse, anxiété, inquiétude, peur).
Éprouver de l’appréhension. Il a de l’appréhension, un peu d’appréhension avant son examen.
Avoir une appréhension, comme une appréhension (pressentiment).
Avoir de l’appréhension à faire quelque chose.
Littéraire (avec un complément) : Citation de l’écrivain et essayiste français, membre de l’Académie française Paul Bourget (1852-1935) : « La vague et confuse appréhension d’une menace suspendue sur son coupable bonheur ».
L’appréhension d’échouer.
Citation de l’écrivain français François de La Rochefoucauld (1613-1680) : « Une vive appréhension qu’on ne nous ôte ce qui nous appartient ».
Contraires d’appréhension : confiance, espoir, sérénité, tranquillité.