Envelopper : v.t. (mot venant de l’ancien français voloper « envelopper », croisement du bas latin faluppae « brins de paille » avec un dérivé de volvere « faire rouler »).
Le verbe « envelopper » a plusieurs acceptions :
1. Entourer d’une chose souple qui couvre de tous côtés (couvrir, recouvrir).
Envelopper un objet dans du papier, une étoffe (emballer, empaqueter, enrouler), envelopper la vaisselle pour un déménagement.
Envlopper un pain dans un linge.
Envelopper un meuble dans une housse.
Envelopper un enfant dans une couverture (emmitoufler, rouler).
Verbe pronominal : S’envelopper dans un châle.
Mettre dans une enveloppe.
Locution familière : Je vous l’enveloppe ? (pour conclure une vente) : c’est d’accord ?
Faut-il vous l’envelopper ? (emballer).
Il a une manière de l’envelopper, de vous envelopper, de faire passer, de faire avaler la chose.
2. Constituer l’enveloppe de.
Emballages qui enveloppent les marchandises.
Organe qui en enveloppe un autre (amplectif).
Participe passé adjectival : (sens familier) Personne (bien) enveloppée (de graisse), un peu grosse (enrobé).
Il n’est pas gros, juste un peu enveloppé.
3. Entourer (de quelqe chose qui semble recouvrir). Les ténèbres enveloppent la terre.
4. Littéraire : Entourer pour cacher.
Envelopper la réalité d’un voile.
Reproches enveloppés de compliments.
5. Militaire (rare) : Environner de toutes parts de manière à ne pas laisser d’issue. Attaquer l’ennemi après l’avoir enveloppé (cerner, encercler, investir ; enveloppement).
6. Prendre comme dans un filet, dans un réseau de ruses, de mensonges (circonvenir).
Contraires d’envelopper : déballer, développer, dégager, étaler, manifester.