Oie – Généralités sur l’oie et Liste illustrée des différentes espèces d’oies

Les genres d’oies :

– Genre Anser

  • Oie cendrée, Anser anser
  • Oie rieuse A. albifrons
  • Oie naine A. erythropus
  • Oie des moissons A. fabalis
  • Oie à bec court A. brachyrhynchus
  • Oie à tête barrée A. indicus
  • Oie cygnoïde, A. cygnoides (dite aussi « Oie de Guinée » surtout pour les formes domestiques)
  • Oie de Toulouse

– Genre Anser ou Chen (dépendant de l’autorité)

  • Oie des neiges Anser caerulescens ou Chen caerulescens
  • Oie de Ross, A. rossii ou C. rossii
  • Oie empereur, A. canagicus ou C. canagica

– Genre Branta, les bernaches

  • Bernache cravant Branta bernicla
  • Bernache nonnette B. leucopsis
  • Bernache de Hutchins B. hutchinsii
  • Bernache du Canada B. canadensis (dite aussi « outarde »)
  • Bernache à cou roux B. ruficollis
  • Bernache néné ou Bernache d’Hawaii, B. sandvicensis

– Genre Cereopsis

  • Céréopse cendrée, Cereopsis novaehollandiae

– Genre Plectropectus

  • Oie-armée de Gambie Plectropectus gambensis.

Les races des oies :

Il existe certainement plus d’une centaine de races d’oies.

Nom vernaculaireEspèce soucheCouleur du plumageCouleur bec et pattesPoids du mâle Poids de la femelleNombre d'œufs par pontePoids des œufsOrigine géographique
Frisée du DanubeAnser anserBlancOrange5 à 6 kg4,5 à 5 kg120 gRivers de la mer Noire
Blanche tchèqueAnser anserBlancOrange5 kg4 kg45140 gRépublique tchèque
Pelerin ou pilgrimAnser anserJars blanc
Oie grise
Orange6 kg5,2 kg30170 gEurope
AdlerAnser anserBlancOrange7-9 kg5-7 kg25-30160-170 gRussie
Oie d'AlsaceAnser anserGris ou blancOrange4 à 4,5 kg4 à 4,5 kg120 gFrance
Oie Blanche du BourbonnaisAnser anserBlancOrange9 à 10 kg7 à 8 kg160 gFrance
Oie normandeAnser anserJars blanc
Oie bicolore
Orange4,5 à 5,5 kg4,5 à 5,5 kg120 gFrance
Oie grise des LandesAnser anserGrisOrange7 kg6 kgFrance
Oie du PoitouAnser anserBlanc et bouts des ailes grisOrange6,5 kg6 kgFrance
Oie de TouraineAnser anserBlancOrange6 à 7 kg5 à 6 kgFrance
Oie de Toulouse à bavetteAnser anserGrisOrange9 à 10 kg8 à 9 kg160 g

France
Oie de Toulouse sans bavetteAnser anserGrisOrange8 à 10 kg6 à 8 kg150 gFrance
Oie du TarnAnser anserBicolore gris blancRose6 à 8 kg6 à 8 kgFrance
Oie grise du marais poitevinAnser anserGris et blancRose4 à 5 kg4 à 4,5 kg15 à 35France
Oie de Guinée ou oie de ChineAnser cygnoidesBicolore gris blancBec noir
Pattes oranges
6 à 8 kg6 à 8 kg
Oie de PoméranieAnser anserBicolore blanc et beigeOrangeAllemagne
Oie de LippeAnser anserBlanc et beige clairOrangeAllemagne
Oie de combat de SteinbachAnser anserBlanc et gris clairOrange6 à 8 kg6 à 8 kgAllemagne
Oie d'EmdenAnser anserBlancOrange4 à 5 kg4 à 4,5 kgAllemagne
Oie de CelleAnser anserGris cendré, postérieur blancOrange6,5 kg6 kgAllemagne
Oie de LegeAnser anserGis iriséOrange6 à 7 kg5 à 6 kgAllemagne
Oie d'EmpordáGris et blancNoir ou orange6 kg5,5 kg160 gEspagne
Oie flamandeAnser anserPie cendré
var. : blanc
Bec : jaune orangé
pattes : rouge rosé
5 à 6 kg4 à 4,5 kgBelgique
France
Pays-Bas
Oie de SiamAnser cygnoidesBlancOrange
Oie de HawaïAnser cygnoidesMoiré gris blancGris bleuté5 à 6 kg4 à 4,5 kg140 gÉtats-Unis d’Amérique

Alimentation de l’oie :  Les oies domestiques, aptitude déjà présente dans les espèces sauvages, ont été sélectionnées de façon à ce qu’elles puissent consommer des aliments riches en fibres de façon à pouvoir pâturer et à consommer les déchets des humains. En outre, l’animal est naturellement gourmand et comme les variétés sauvages qui connaissent un Zugunruhe (*), elle accumule facilement les graisses. Le système digestif des oies est comparable à celui des autres oiseaux, cependant elles disposent d’un gésier puissant, pouvant atteindre des pressions près de deux fois supérieures à celles du canard domestique et plus de deux fois celles de la poule domestique. Le cæcum (**), où a lieu la dégradation microbienne des fibres, est aussi extrêmement développé. L’oie ne digère que 15 à 30 % des fibres qu’elle ingère.
(*) Zugunruhe : appelé aussi « agitation migratoire », le zugunruhe est un sentiment d’anxiété qui apparaît chez les animaux migrateurs, notamment les oiseaux.
(**)  Cæcum : Première partie du gros intestin, en forme de cul-de-sac, fermée à sa base et communiquant en haut avec le côlon droit, et latéralement, du côté interne, avec le dernier segment de l’intestin grêle (iléon).

Les oies peuvent être nourries avec des herbes récoltées, des grains et des épluchures de légumes. Elles peuvent également être amenées pour pâturer. Certains éleveurs les mènent sur des parcelles agricoles fraîchement récoltées comme des parcelles de céréales ou de légumes (carottes, choux, salades) où elles peuvent glaner à manger.
Comportement de l’oie : Les oies disposent d’une bonne mémoire, ce qui les rend efficaces pour le gardiennage. Elles sont très sociables et possèdent un instinct grégaire développé. Contrairement aux espèces ancestrales sauvages qui sont monogames, les jars prennent plus volontiers de 1 à 2 femelles. Cependant dans les groupes de plus d’une vingtaine d’individus devant partager le même dortoir, des liens privilégiés peuvent être perdus. Ces caractéristiques sont utiles à l’élevage. Les oies sont en général peu agressives envers les autres spécimens et les autres animaux. Leur bonne mémoire et leur instinct grégaire sont utilisés pour leur apprendre où se trouvent leurs pâturages, même éloignés. Dès l’âge de un an, pour l’oie comme pour le jars, on peut espérer la fécondation des oeufs. Pour constituer votre élevage vous pourrez soit élever deux couples d’oies, soit un jeu constitué de trois femelles de race lourde ou cinq de race légère. L’eau est un atout pour qu’il est plus de faciliter et envie de se reproduire. Les oies produisent peu d’œufs en comparaison des canes ou des poules, de plus la ponte est naturellement très saisonnière. Les aviculteurs exposent les pondeuses à la lumière artificielle pour modifier ou pour prolonger la période de ponte. Depuis l’antiquité, on sait faire produire deux pontes par an aux oies. Naturellement, les oies sont plutôt monogames ; cependant pour optimiser leur production d’œufs, les éleveurs constituent leurs troupeaux avec un mâle pour quatre à six femelles, plusieurs semaines avant le début de la saison, typiquement deux mois avant le printemps. La constitution du troupeau de reproducteurs avant le début de la ponte est importante pour garantir un bon niveau de fertilisation des œufs et pour éviter les conflits qui augmentent la mortalité et font baisser la natalité. Les œufs destinés à obtenir des oisons doivent être incubés. Plusieurs techniques sont utilisées : l’incubation naturelle, ou artificielles selon des techniques analogues à celle mise en œuvre pour l’obtention des poussins d’un jour (voir ce mot).  La législation française assimile d’ailleurs les oisons et les poussins de poule domestique, tant qu’ils n’ont pas été nourris. Le succès de l’incubation artificielle commence par la collecte méticuleuse des œufs dans les nids, par une bonne conservation des œufs avant l’incubation et enfin par le maintien de la température durant toute la durée de l’incubation. Du fait de la durée de couvaison, les œufs doivent être stocké en chambre froide et doivent régulièrement être retourné. Cette durée de stockage influe grandement sur l’éclosabilité des œufs. Une fumigation, protégeant l’œuf des agents pathogènes présent sur sa coquille augmente la chance de survie de l’œuf. Enfin, ils sont préchauffés avant d’être à proprement parler incubés. Les producteurs d’oisons utilisent deux types d’appareillage pour l’incubation, les appareils d’incubation ventilés, et les appareils d’incubation statiques, ces derniers étant plus rudimentaires. Les œufs sont éventuellement mirés par les aviculteurs afin d’écarter les œufs morts. Il est presque impossible à un humain d’identifier des oies adultes, et même le sexe de ces oies car le dimorphisme sexuel est inexistant pour beaucoup de races. Or, les aviculteurs, pour optimiser leur production par exemple en opérant des statistiques sur les performances des individus, en destinant les mâles surnuméraires à d’autre destins que la reproduction, en abattant les oies à un âge précis, ont besoin d’identifier précisément les spécimens. Les oisons mâles de la plupart des races apparentées à celle d’Embden et certaines races de blanche d’Italie ont des duvets plus clairs que ceux des femelles, mais cette différence s’estompant rapidement, la pose des bagues doit se faire dans les premiers jours. Pour d’autres races comme celle des oies de guinée, la différentiation se fait à la puberté car la taille du caroncule est plus importante chez les mâles que chez les femelles. Pour certaines races issues d’Anser anser comme les Pilgrims, le sexage est possible par la différence de livrée. Pour les autres, il est nécessaire d’examiner le cloaque des oisillons. La tâche est beaucoup plus simple qu’avec les poussins de un jour, le « pénis » étant visible dans le cloaque. Et contrairement à la poule domestique où le sexage adulte n’est plus nécessaire grâce à l’apparition des caractères sexuels secondaires, il peut être nécessaire de le pratiquer sur les oies adultes des races sans dimorphismes sexuels.

Élevage des oies : Les oies sont en général gardées 4 ans par les éleveurs. Ils cherchent à constituer des troupeaux où toutes les classes d’âges sont représentées.
Insémination artificielle : Du fait de différences anatomiques entre les Anseriformes et les Galliformes, la technique d’insémination artificielle est différente entre les espèces domestiques d’oies et canards domestiques et les poules. En effet, l’appareil copulateur des jars improprement appelé pénis est, contrairement à celui des Galliformes, très développé. Il est évaginable et se présente sous forme d’une spirale d’environ 15 cm. Un sillon spermatique parcourt ce canal sur toute sa longueur, il véhicule le sperme après émission. Cette technique demande beaucoup de main d’œuvre, les prélèvements de semence obtenus peuvent beaucoup varier entre jars et doivent être répétés jusqu’à deux fois par semaine. L’insémination artificielle est utilisée dans le cadre d’une sélection. les oies peuvent être élevées a l’état semi-sauvage sur environ 10 ha et un grand plan d’eau de 3 ha ou dans un poulailler de 100 a 500 mètres carrés avec une mare avec au centre de trois mètres carrés pour que les oies soient au calme et puisse pondre tranquillement.
L’oie domestique dans la culture :

  • Selon la légende, les oies du Capitole sauvèrent Rome en -390. Quand les Gaulois tentèrent, de nuit, d’escalader les murs de la ville, les oies éveillèrent la garde par leurs cris, faisant ainsi échouer la tentative d’invasion.
  • Dans la série télévisée d’animation française, Aglaé et Sidonie, Sidonie est une oie domestique de couleur blanche.
  • Le mythe de « La poule aux œufs d’or » est en fait une oie issue d’un mythe grec, explicité par Ésope dans ses fables, probablement du fait de la rentabilité de ces oiseaux.
  • De nombreux ouvrages de la Rome antique sur l’agriculture comme ceux de Columelle ou de Varron, de poésie, d’histoire militaire parlent de ces animaux.
  • Place du marché aux oies à Sarlat-la-Caneda est un lieu de foires jusqu’au XIXe siècle. Il y a moins de 30 ans, on vendait sur cette place ces animaux de basse-cour. De cette époque datent les 3 oies en bronze du sculpteur animalier François Xavier Lalanne qui ornent cette place, devenues aujourd’hui les figures emblématiques de Sarlat. Il est désormais impossible de passer à côté de l’oie blanche, mascotte de la région qui apporte à Sarlat-la-Caneda une partie de son identité gastronomique.
  • L’oie de la Saint-Martin est une tradition du nord de l’Europe et qui consiste à manger une oie le jour de la Saint-Martin, à savoir le 11 novembre, période où les oies sont les plus grasses. La légende raconte que Saint Martin de Tours, pour éviter d’être nommé évêque s’était caché parmi les oies mais qu’il avait été trahi par leur caquètement. Cette tradition originaire de France. Pour les personnes pauvres, l’oie souvent chère était remplacée par une autre volaille.

L’oie dans la mythologie, les légendes et dans la fiction : Les oies de Meïdoum, en Égypte, sont une des plus anciennes représentations d’oies. Aphrodite a plusieurs fois été représentée sur un char tiré par des oies blanches ou des cygnes, mais chez les anciens Grecs l’oie ou le cygne sont porteurs de la même symbolique. Chez les peuples gaulois, c’est Belisama qui est représentée chevauchant une oie. Chez les Romains, l’oie est associée au culte de Minerve. Une fable d’Ésope raconte l’histoire d’un fermier possédant une oie pondant des œufs d’or ; il décide de la tuer afin d’obtenir tous les œufs d’or à la fois, mais perd ainsi la source de sa richesse. La Fontaine a écrit « La Poule aux œufs d’or » qui reprend la même histoire avec un autre oiseau.
– L’historien romain Tite-Live (né en 59 av. J.-C. ou en 64 av. J.-C- et mort en 17 ap. J.-C.) raconte l’épisode des oies sacrées d’un temple de Junon qui sauvèrent Rome par leurs cris vers -390, lorsque les Gaulois attaquèrent le Capitole la nuit.
– Le jeu de l’oie est un jeu ancien de divination encore très apprécié des enfants. Le jeu du Monopoly en est une version moderne.
– L’oie, est, avec le cygne, un des véhicules (vahana) du dieu hindou Brahmâ, dieu-Créateur – « l’Aïeul de tous les êtres » – de la mythologie hindoue, né dans un Œuf d’or rayonnant de Lui-même : l’ « Univers » étant d’ailleurs traduit littéralement dans les langues indiennes par l’Œuf de Brahmâ : Brahmânda (« Univers »).
– Le Merveilleux Voyage de Nils Holgersson à travers la Suède (également à l’origine du dessin animé Nils Holgersson), est un roman qui décrit le voyage d’un enfant réduit magiquement en taille qui est emporté par le jars de la ferme et accompagne un troupeau d’oies sauvages à travers toute la Suède dans leur migration vers la Laponie.
– L’oie est un des esprits totems de la roue de la vie des Amérindiens. En Chine, l’oie est considérée comme un principe yang qui illumine la nature. Pour les Tchéous (une des plus anciennes dynasties de la Chine), l’oie symbolise le mariage, le mari doit offrir une oie lors de la signature du contrat de fiançailles.
– La patte d’oie est un symbole magique du Moyen Âge. Les lépreux devaient porter une patte d’oie jaune, alors symbole d’impureté. La reine Pédauque, (pé d’auca = pied d’oie), une reine lépreuse, connue par le roman La Rôtisserie de la reine Pédauque d’Anatole France (1844-1924) en est une illustration.
– L’oie comme symbole ou emblème : La ville de Visé est surnommée la « Cité de l’Oie » et ses habitants, appartenant ou non à la Confrérie de la Délicieuse Oie du Gay Savoir en Bien Mangier, y préparent traditionnellement l’« oie à l’instar de Visé », cuisant le volatile dans un bouillon de légumes qui sert ensuite de fond pour une sauce à l’ail, puis le découpant, en panant les morceaux de cuisse qui vont être poêlés comme les morceaux de poitrine, juste avant d’être dressés et servis avec la sauce.
– Consommation d’oie : Manger une oie à la Saint-Martin est une tradition du nord de l’Europe qui consiste à consommer une oie le jour de la Saint-Martin, à savoir le 11 novembre, dans une période où les oies sont les plus grasses. La légende raconte que Saint Martin de Tours, pour éviter d’être nommé évêque s’était caché parmi les oies mais qu’il avait été trahi par leur caquètement. Cette tradition est originaire d’Autriche. Pour les personnes pauvres, l’oie souvent chère est remplacée par une autre volaille.
– Place du marché aux oies à Sarlat-la-Caneda est un lieu de foires jusqu’au XIXe siècle. Il y a moins de 30 ans, on vendait sur cette place ces animaux de basse-cour. De cette époque datent les trois oies en bronze du sculpteur animalier François-Xavier Lalanne qui ornent cette place, devenues aujourd’hui les figures emblématiques de Sarlat. Il est désormais impossible de passer à côté de l’oie blanche, mascotte de la région qui apporte à Sarlat-la-Caneda une partie de son identité gastronomique.
– Domestication : Les espèces d’oies Anser Anser et Anser cygnoides, dont sont principalement issues les oies domestiques, ont été domestiquées indépendamment l’une de l’autre. Si leur distribution était autrefois respectivement ouest-est, on les retrouve aujourd’hui partout dans le monde, y compris dans les pays tropicaux, du moment où elles peuvent trouver un espace ombragé.
– De nombreuses races ont été développées si bien qu’il existe un large éventail de couleurs, de tailles et de formes. Anser anser, possédant naturellement peu de dimorphisme sexuel, a été sélectionnée de façon à les faire apparaître. En général, les souches domestiques sont plus grosses que leurs ancêtres sauvages, bien qu’elles aient souvent conservé leur aptitude au vol. D’autres caractéristiques physiques sont observables comme la capacité à se tenir debout, afin de pouvoir marcher.

Dénominations des oies :

– Jar : Les jars sont les mâles domestiaques (les oies mâles sauvages n’ont pas le droit à cette appellation).
– Oison : petit.
On utilise le terme oie de Guinée, de Chine, ou moscovite pour désigner les races issues de l’oie cygnoïde et le terme oie européenne pour désigner les races issues de l’oie cendrée.
Les oies occidentales sont le plus souvent blanches, ce trait était déjà prisé et donc sélectionné chez les Romains. Rome en importait de ses provinces, surtout de Gaules où elles étaient une spécialité et d’où elle venait, à pied. Elles étaient aussi fort appréciées pour leur foie.

Origines de l’oie dite européenne :  Les oies (probablement Anser Anser) sont domestiquées en Égypte depuis vraisemblablement le 3e millénaire av. J.‑C., peut être plus. D’après Jules César, cet oiseau était tenu pour sacré en Britannia, où on ne le mangeait pas. Chez les Grecs cet animal avait la réputation d’enrichir ses propriétaires. C’est la première espèce de la famille des Anatidae à l’être, même si leur exploitation commerciale a toujours eu moins de succès que celle du canard domestique. Les femelles de certaines races pondent jusqu’à 50 œufs par an.
Les calamus des plumes sont utilisés depuis le Ve siècle.

Origine de l’Oie de Guinée : La domestication à l’origine de cette forme a probablement eu lieu en Chine ou en Mongolie. Il n’en existe pas moins de 20 races d’oies en Chine. Les mâles de ces races d’oies possèdent une caroncule au niveau du bec, contrairement à l’oie européenne. Ceci permet le sexage vers 6 à 8 mois, lorsque l’animal devient adulte. Réputées bonnes pondeuses, ces races, dont certaines vont jusqu’à pondre 210 œufs par an, sont cependant moins bonnes productrices de viande que les races d’oie européenne. Ces oies sont reconnues pour être très efficaces dans le gardiennage. En outre, elles possèdent de solides pattes qui leur permettent de se déplacer sur de larges étendues pour pâturer.

Autres oies : D’autres oies peuvent être domestiquée, oie originaire de zone à climat tempéré comme la bernache du Canada (Branta canadensis) en d’Amérique du Nord, le cygne coscoroba (Coscoroba coscoroba) de l’extrême sud de l’Amérique. Mais aussi des oies originaires de zones à climat tropical comme l’ouette d’Égypte (Alopochen aegyptiacus) en Afrique, la bernache néné (Branta sandvicensis) aux îles Hawaï, l’oie à tête barrée (Anser indicus) en Inde et en Asie centrale, l’oie de Gambie (Plectropectus gambensis) en Afrique tropicale, et l’oie-pie ou oie semi-palmée (Anseranas semipalmata) en Australie et en Nouvelle-Guinée.
Toutes ses oies pourraient également servir de réservoir génétique, mais dans l’Union européenne au moins, aucun spécimen d’origine sauvage ne peut être détenue dans un élevage. Les oies hybrides : Elles sont issues de l’oie de Guinée et de l’oie européenne, mais des apports génétiques provenant d’autres oies ne sont pas nécessairement exclus. Anser Anser peut également s’hybrider avec Branta canadensis