Complaisance : n.f. (mot venant de complaire).
Le mot « complaisance » a plusieurs acceptions :
1. Disposition à acquiescer aux goûts, aux sentiments d’autrui pour lui plaire (amitié, bienveillance).
Faire quelque chose avec complaisance, par complaisance.
Attendre quelque chose de la complaisance de quelqu’un.
J’abuse de votre complaisance.
Montrer de la complaisance pour, à l’égard de quelqu’un (amabilité, civilité, empressement, serviabilité).
Auriez-vous la complaisance de m’ouvrir la porte ? (obligeance).
2. Péjoratif : Attitude d’une personne qui laisse faire, acquiesce pour ne pas déplaire à quelqu’un.
Une basse complaisance (servilité).
Une coupable complaisance (complicité, indulgence).
– Citation de l’écrivain français Romain Rolland (1866-1944), prix Nobel de littérature en 1915 : « La plupart des amitiés ne sont guère que des associations de complaisance mutuelle ».
Locution adjectivale : de complaisance.
Sourire, rire de complaisance, en vue de plaire, de se montrer poli ; peu sincère.
Spécialement : Billet, effet de complaisance : billet, effet fictif que l’on signe pour obliger quelqu’un.
Certificat (médical) de complaisance, délivré à une personne qui n’y a pas droit.
Maritime : Pavillon de complaisance.
3. Littéraire : Acte fait en vue de plaire, de flatter ou de ne pas déplaire.
De basses complaisances.
Sens moderne : Les complaisances d’un mari (complaisant).
4. Sentiment dans lequel on se complaît par faiblesse, indulgence, vanité (contentement, délectation, plaisir, satisfaction.) S’étendre sur un sujet avec complaisance.
Montrer de la complaisance envers quelqu’un, envers soi-même.
S’écouter, se regarder avec complaisance : être content, satisfait de soi (autosatisfaction, orgueil, vanité).
Contraires de complaisance : dureté, sévérité.