Dépourvu : adj. (mot venant de dé- et de pourvu).
L’adjectif « dépourvu » a plusieurs acceptions :
1. Dépourvu de : qui n’a pas de (sans).
Fleur dépourvue de corolle.
Pièce dépourvue d’ornement (nu).
Dépourvu de qualités (dénué).
Une personne non dépourvue de charme.
Elle n’est pas dépourvue de talent.
Dépourvu d’argent, de ressources, ou absolu : dépourvu, démuni ; familier : fauché.
Acte dépourvu de méchanceté (exempt, pur).
Être dépourvu de… (manquer -de-).
Les personnes qui ont des diplômes et celles qui en sont dépourvues.
Absolu et vieilli : Être dépourvu, dans le besoin.
– Citation du poète et fabuliste français Jean de la Fontaine (1621-1695) : « La cigale se trouva fort dépourvue Quand la bise fut venue » dans la fable La Cigale et La Fourmi.
2. Locution adverbiale : Au dépourvu.
Sens vieilli : Dans un moment où l’on manque des ressources nécessaires.
Sens moderne : Prendre quelqu’un au dépourvu, sans qu’il soit préparé, averti (À l’improviste, de court).
Sa répartie m’a prise au dépourvu.
– Citation de l’écrivain et philosophe genevois Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) : « Il me fera peut-être, au dépourvu, des questions scabreuses ».
Contraires de dépourvu : doté, muni, nanti.