Ornement : n.m. (mot venant du latin ornamentum).
Le mot « ornement » a plusieurs acceptions :
1. Action d’orner ; résultat de cette action (décoration).
L’ornement d’un salon. Les chandeliers ne sont là que pour l’ornement, ils ne servent pas.
Arbres, plantes d’ornement (ornemental, décoratif).
2. Ce qui orne, s’ajoute à un ensemble pour l’embellir ou lui donner un certain caractère.
Ornements de passementerie, de tapisserie.
– Citation du poète et romancier français Pierre Félix Louis, dit Pierre Louÿs (1870-1925) : « La beauté n’a besoin d’aucun ornement et se suffit à elle-même ».
Ornements d’une toilette (parure, falbala, fanfreluche).
Sans ornement (dépouillé, sobre).
Liturgie : Vêtements et insignes prescrits par les règles liturgiques.
Ornements sacerdotaux de l’officiant.
3. Motif accessoire qui agrémente une composition artistique.
Peintre, sculpteur d’ornements (ornemaniste).
Les ornements d’un édifice (ornementation).
Ornements rapportés (applique).
Ornements d’un texte (cul-de-lampe, fleuron, lettrine, miniature, vignette).
Héraldique : Pièce extérieure à l’écu.
4. Musique : Note ou ensemble de notes, trait instrumental ou vocal, qui s’ajoute à une mélodie sans modifier la ligne mélodique (agrément, fioriture).
Le mordant, le gruppetto sont des ornements.
5. Sens vieilli : Procédé d’expression qui orne le discours (figures de rhétorique, etc.)
6. Sens figuré et littéraire : Ce qui embellit (quelque chose) (gloire, honneur).
– Citation de l’écrivain français Charles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869) : « La jeune princesse était devenue l’ornement et l’âme de la Cour ».