Languir : v.intr. (mot venant du latin populaire °languire, classique languere).
Le mot « languir » a plusieurs acceptions :
1. Sens vieilli : Perdre lentement ses forces (dépérir).
Par analogie (végétaux) : s’étioler.
2. Sens moderne : Manquer d’activité, d’énergie.
Languir dans l’oisiveté, l’inaction.
Sens figuré : Manquer d’animation, d’entrain.
La conversation languit, traîne en longueur.
– Citation de l’écrivain français André Gide (1869-1951) : « L’attente et l’intérêt ne doivent jamais languir ou retomber ».
3. Sens vieilli ou littéraire : Éprouver une souffrance qui épuise le corps et l’esprit.
– Citation de écrivain français Auguste de Villiers de l’Isle-Adam, dit le « comte », puis le « marquis » de Villiers de l’Isle-Adam (1838-1889) : « Condamné à languir entre ces murailles ».
Par exagération : Languir d’ennui (s’ennuyer, se morfondre, sécher).
Languir loin de quelqu’un, souffrir d’être séparé de lui.
Spécialement : Languir d’amour (pour quelqu’un) : éprouver une passion insatisfaite (se mourir).
4. Attendre avec impatience (quelque chose) dont on éprouve le besoin, qu’on désire vivement).
– Citation du poète français Guillaume Apollinaire (1880-1918) : « Je languis après une lettre qui tarde » (soupirer).
Il languit de la voir.
Faire languir quelqu’un, le faire attendre longtemps avant d’accéder à ce qu’il désire.
Dépêche-toi, tu nous fais languir !
5. Verbe pronominal : Se languir.
Région (sud de la France ; Belgique) : Languir, s’ennuyer.
– Citation de l’écrivain Alphonse Daudet (1840-1897) : « Monsieur Seguin, je me languis chez vous ».
Je me languis de lui : il me manque.