Ternir : v.tr. (mot venant probablement d’origine germanique ; ancien haut allemand tarnjan « cacher, obscurcir » ; aussi gallo-roman °tetrinus, du latin tetricus « sombre »).
Le verbe « ternir » a plusieurs acceptions :
1. Rendre terne.
– Citation du romancier, biographe, conteur et essayiste français André Maurois (1885-1967) : « La vapeur des chaudières qui ternissait les vitres du bureau ».
– Citation de l’écrivain français Émile Zola (1840-1902) : « Pas un grain de poussière ne ternissait les meubles ».
Verbe pronominal : L’argenterie se ternit.
Participe passé adjectival : Miroir terni (terne).
2. Porter atteinte (à la valeur morale, intellectuelle de quelqu’un) (flétrir).
Ternir la mémoire, la réputation, l’honneur de quelqu’un.
– Citation de l’écrivain français Auguste de Villiers de L’Isle-Adam, dit le « comte », puis le marquis de Villiers de L’Isle-Adam (1838-1889) : « Le jugement dont il osa ternir, à l’étourdie, l’auguste mémoire de mon père ».
Participe passé adjectival : Réputation ternie.
Contraires de ternir : aviver, polir, briller, (du participe présent) brillant, éclatant, net.