Sulfate de fer : Le sulfate de fer ou sulfate ferreux est un sel de fer, soit un solide cristallin anhydre à température et pression ambiante, composé des anions sulfate et des cations ferreux. Il se présente sous la forme pure de cristaux blancs orthorhombiques.
Exposé à l’air, il se couvre d’oxyde de fer orangé.
Néanmoins, ce corps chimique, facilement soluble dans l’eau froide, est facilement hydratable.
Hydrates : Il existe des minéraux naturels de la famille du sulfate ferreux. Le monohydrate du sulfate ferreux FeSO4· H2O, connu sous le nom minéralogique de szomolnokite, dévoile des cristaux blanc-jaune monocliniques, l’heptahydrate FeSO4· 7 H2O, connu sous le nom minéralogique de mélantérite si la maille cristalline est monoclinique, possède le plus souvent des cristaux bleu-vert monocliniques. Notez que l’heptahydrate FeSO4· 7 H2O de structure orthorhombique se nomme la tauriscite.
Outre la mélantérite, on trouve aussi la rozénite FeSO4· 4 H2O, la sidérotile FeSO4· 5 H2O et la ferrohexahydrite FeSO4· 6 H2O.
Utilisations
– coagulant de solutions colloïdales ou floculants (purification des eaux)
– anti-mousse
– traitement du bois
– supplément alimentaire
– prévention de la carence des plantes en fer (chlorose) et engrais
– placage au fer
– additif pour purifier les encres
– identification de champignons en mycologie
Il fait partie de la liste des médicaments essentiels de l’Organisation mondiale de la santé (liste mise à jour en avril 2013)5.
Histoire : L’encre des moines du Moyen Âge était fabriquée à base de sulfate ferreux hydraté, nommé atrament et de noix de galle ou d’eau concentrée en tanins (encre métallo-gallique). Cette encre dès sa préparation est en réalité violette foncée (mais les anciens moines la qualifiaient bien d’encre noire), elle brunit avec le temps et de petites concrétions de copiapite jaune s’y déposent.
Le sulfate de fer était aussi nommé couperose jusqu’au XIXe siècle. Le terme synonyme, en grec scientifique, est mélantérite.