Dévot : adj. et n. (mot venant du latin ecclésiastique devotus « dévoué à Dieu »).
Le mot « dévot » a plusieurs acceptions :
1. Qui est sincèrement attaché à la religion et à ses pratiques (fervent, pieux, pratiquant, religieux).
Les personnes dévotes.
– Citation du dramaturge et comédien français Molière (1622-1673) : « Ah ! pour être dévot, je n’en suis pas moins homme ».
Être dévot à la Vierge, à la Croix.
– Citation de l’écrivain et critique littéraire français Edmond Jaloux (1878-1949) : « Dévote jusqu’au fanatisme, elle passait dans les églises le plus clair de son temps ».
Nom (souvent péjoratif) : bigot, bondieusard.
Une vieille dévote.
Sens vieilli : Faux dévot, qui affecte hypocritement une dévotion outrée (cafard, cagot, pharisien, tartufe).
2. Qui a le caractère de la dévotion (pieux).
« Introduction à la vie dévote », œuvre de saint François de Sales (*).
Gestes, maintien dévots (onctueux).
(*) François de Sales, né le 21 août 1567 au château de Sales près de Thorens-Glières, bourg du duché de Savoie et mort le 28 décembre 1622 à Lyon, est un prélat savoyard. Nommé évêque de Genève en 1602, il ne put jamais prendre possession de son siège devenu la « Rome des calvinistes », et resta en résidence à Annecy.