Éprendre (s’) : v.pron. (mot venant de é- et de prendre).
Le verbe « éprendre » a plusieurs acceptions :
1. Être saisi, entraîné (par un sentiment, une passion).
– Citation de l’écrivain français Pierre Carlet Marivaux (1688-1763) : « Je m’épris pour elle de l’inclination la plus tendre ».
– Citation de l’homme politique français Jean Jaurès (1859-1914) : « Chalier s’était épris d’un grand amour pour la liberté ».
2. Devenir amoureux (de quelqu’un) (s’amouracher, s’attacher, s’enamourer ; s’enticher, se toquer).
– Citation de l’écrivain français Charles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869) : « La nature distinguée des femmes qui s’y sont prises, qui se sont éprises de lui ».
3. Littérature : Commencer à aimer (quelque chose) (s’enthousiasmer, se passionner).
– Citation de l’écrivain et encyclopédiste français Denis Diderot (1713-1784) : « Qu’il étudie les plus grands maîtres, qu’il s’éprenne davantage de la simplicité ».
Contraires d’éprendre : déprendre (se), détacher (se) ; détester, haïr.