Devenir : v.intr. (mot venant du latin devenire « arriver », bas latin « devenir »).
Le verbe « devenir » a plusieurs acceptions :
1. Verbe d’état s’employant avec un attribut :
Passer d’un état à (un autre), commencer à être (ce qu’on n’était pas) (changer, évoluer, se transformer).
Devenir vieux (vieillir), grand (grandir), plus petit (rapetisser), riche (s’enrichir)…
Il est devenu riche et célèbre.
Il devient fou.
Devenir général, ministre.
Elle est devenue sa femme.
L’entreprise devient prospère.
La situation devenait difficile.
La citrouille devint un carrosse.
Devenir une source de désagrément.
– Citation de l’écrivain français Anatole France (1844-1824) : « Elle le croyait malade et craignait qu’il le devînt davantage ».
2. Être dans un état, avoir un sort, un résultat particulier (dans les phrases interrogatives ou dubitatives).
Qu’allons-nous devenir ?
J’ignore ce que tout ceci deviendra (donner, être).
Que deviendra sa fortune après sa mort ?
Que sont devenues vos belles résolutions ?
Que voulez-vous devenir ? quelle carrière voulez-vous suivre ? (faire)
Qu’est devenue cette personne ? (où est-elle ? que fait-elle ?).
Qu’étiez-vous donc devenu ?
Nous vous cherchions depuis une heure.
Qu’est devenu mon sac ? où est-il passé ?
Sens familier : Que devenez-vous ?
Qu’est-ce que tu deviens ? se dit pour demander des nouvelles d’une personne qu’on n’a pas vue depuis quelque temps (Comment ça va ?).
– Citation de la femme de lettres française d’origine russe Nathalie Sarraute, née Natalia Tcherniak (1900-1999) : « Il y a bien longtemps que je l’ai perdu de vue. Qu’est-il devenu, au fait ? ».
– Citation du poète, peintre, dessinateur, dramaturge et cinéaste français Jean Cocteau (1889-1963) : « Que deviendrais-je sans le rire ? Il me purge de mes dégoûts. Il m’aère ».
3. Absolu, philosophie : Changer, évoluer.
– Citation de l’écrivain et historien français Henry Petiot, dit Daniel-Rops (1901-1965 ) : « Nous sommes parce que nous devenons ».
Contraire de devenir : rester.