Fondement : n.m. (mot venant du latin fundamentum, de fundare, fonder).
Le mot « fondement » a plusieurs acceptions :
1. Généralement au pluriel (sens vieilli) : fondation.
Sens moderne (métaphorique et figuré) : base ; assise.
Jeter, poser les fondements d’un empire, d’une religion, en commencer l’établissement.
– Citation du dramaturge et poète français Jean Racine (1639-1699) : « Sur tant de fondements sa puissance établie ».
Saper les fondements d’une institution.
2. Sens figuré (généralement au singulier) : Ce qui détermine l’assentiment légitimé de l’esprit ; fait justificatif d’une croyance, d’une réalité.
Déclaration des droits de l’homme : « La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ».
Rumeur sans fondement, dénuée de tout fondement (consistance ; infondé).
Des craintes sans fondement (motif, raison, sujet).
3. Point de départ logique, système d’idées le plus simple et le plus général d’où l’on peut déduire un ensemble de connaissances (principe).
« Fondement de la métaphysique des mœurs », ouvrage du philosophe prussien Emmanuel Kant (1724-1804).
Problème du fondement de l’induction.
Citation du philosophe français Henri Bergson (1859-1941) : « Lorsqu’on donne la religion pour fondement à la morale ».
Voir aussi « fondement » sous Argot de bouche.