Mystique : adj. et n.f. (mot venant du latin mysticus, grec mustikos « relatif aux mystères »).
Le mot « mystique » a plusieurs acceptions :
I) Adjectif :
1. Didactique : Relatif au mystère, à une croyance cachée, supérieure à la raison, dans le domaine religieux.
Interprétation mystique (allégorique).
Le corps mystique du Christ : l’Église.
L’Agneau mystique.
Rose mystique : la Vierge Marie.
Droit : Caché, secret.
Testament mystique.
2. Sens courant : Qui concerne les pratiques, les croyances ou les dispositions psychologiques propres au mysticisme.
Extase, expérience mystique.
Connaissance mystique.
3. Personnes : Qui est prédisposé au mysticisme.
– Citation de l’écrivain français Gustave Flaubert (1821-1880) :« Je suis mystique au fond et je ne crois à rien ».
4. Qui a le caractère exalté, absolu, intuitif du mysticisme.
– Citation de l’écrivain, romancier, dramaturge, novelliste, diariste et épistolier français Roger Martin du Gard (1881-1958) : « Il avait connu ce “miracle,” cette communauté mystique des troupes au feu ».
II) Nom :
1. Personne qui s’adonne aux pratiques du mysticisme, et par extension : qui a une foi religieuse intense et intuitive (illuminé, inspiré).
Les grands mystiques chrétiens.
– Citation du dramaturge, poète, essayiste et diplomate français, membre de l’Académie française Paul Claudel (1868-1955) : « Rimbaud, mystique à l’état sauvage ».
Par analogie : Les mystiques de la révolution (illuminé).
2. Nom féminin : la mystique : ensemble des pratiques du mysticisme, intuitions, connaissances obtenues par elles.
Mystique chrétienne, juive (kabbale, islamique : soufisme).
– Citation du philosophe français Henri Bergson (1859-1941) : « L’amour avait commencé par plagier la mystique […] lui avait emprunté ses ferveurs, ses élans, ses extases ».
Par analogie : Système d’affirmations absolues à propos de ce à quoi on attribue une vertu suprême.
La mystique de la force, de la paix.
Contraires de mystique : clair, évident ; rationnel.