Prodige : n.m. (mot venant du latin prodigium).
Le mot « prodige » a plusieurs acceptions
1. Évènement extraordinaire, de caractère magique ou surnaturel (miracle).
– Citation de l’écrivain et philosophe français Voltaire (1694-1778) : « Ces trente mille ans étaient remplis d’autant de prodiges que la chronologie égyptienne ».
Signe divin annonçant un évènement important, une catastrophe.
– Citation de l’écrivain américain Robert Bloch (1917-1994) : « Le monde redoutable des prodiges qui ont toujours tenu une place importante dans la vie religieuse du Romain ».
Locution : Tenir du prodige, se dit d’une chose extraordinaire dans son genre, inexplicable (prodigieux).
– Citation de l’écrivain français Jules Barbey d’Aurevilly (1808-1889) : « Une vigueur et une souplesse qui tenaient du prodige ».
2. Acte, action extraordinaire (merveille).
Médicament qui fait des prodiges.
Un, des prodiges de, se dit pour marquer le degré extrême d’une qualité, d’un défaut.
Déployer des prodiges d’ingéniosité.
– Citation de l’écrivain français Pierre Loti (1850-1923) : « Des histoires où l’on voit de jeunes princesses, persécutées par les génies, accomplir des prodiges de fidélité et de courage ».
3. Personne extraordinaire par ses talents, ses vertus, ses vices (phénomène).
Spécialement : Enfant exceptionnellement précoce et brillant.
C’est un petit prodige.
Apposition : Les enfants prodiges.
Être dont l’existence, la nature est une énigme.
– Citation du philosophe et moraliste français Blaise Pascal (1623-1662) : « Quelle chimère est-ce donc que l’homme ? […] quel chaos, […] quel prodige ! ».