Pudeur : n.f. (mot venant du latin pudor).
Le mot « pudeur » a plusieurs acceptions :
1. Sentiment de honte, de gêne qu’une personne éprouve à faire, à envisager ou à être témoin des choses de nature sexuelle, de la nudité ; disposition permanente à éprouver un tel sentiment (décence, pudicité, honnêteté -vieilli-).
– Citation de l’ écrivain, philosophe, poète et dramaturge français, membre de l’Académie française, Jules Romains (1885-1972) : « J’ai naturellement beaucoup de pudeur » (pudique).
Pudeur déplacée.
Fausse pudeur (pruderie, pudibonderie).
Spectacle qui blesse, offense la pudeur.
Droit : Attentat, outrage public à la pudeur (puni par la loi).
Père la pudeur : Homme strict, inflexible, à la morale rigide.
Une, des pudeurs : réaction inspirée par ce sentiment.
– Citation de l’écrivain français d’Alphonse de Lamartine (1790-1869) : « Ces réserves, ces pudeurs qui s’interposent dans les relations ».
2. Gêne qu’éprouve une personne délicate devant ce que sa dignité semble lui interdire (délicatesse, discrétion, réserve, retenue).
Cacher son chagrin par pudeur.
Sans aucune pudeur.
– Citation de l’écrivain français Stendhal (1783-1842) : « Cette pudeur d’honnête homme qui a horreur de parler de soi » (modestie).
Avoir la pudeur de (et infinitif).
Ayez au moins la pudeur de vous taire.
Contraires de pudeur : impudeur, indécence ; cynisme.