Souiller : v.tr. (mot venant de l’ancien français soil « abîme de l’enfer ; bourbier » ; latin solium « baquet »).
Le verbe « souiller » a plusieurs acceptions :
1. Littérature : Salir.
Malade qui souille ses draps.
Souiller de boue.
– Citation de l’écrivain français Émile Zola (1840-1902) : « Vêtus de loques, souillés d’avoir été abandonnés dans leur ordure ».
Spécialement : Altérer l’état d’asepsie de. (corrompre, infecter, polluer).
2. Sens figuré et littéraire : Salir par le contact d’une chose impure.
– Citation de l’écrivain français Guy de Maupassant (1850-1893) : « Puritains que souille le seul contact des autres hommes » (contaminer).
– Citation de l’écrivain et philosophe français Voltaire (1694-1778) : « Les vices dont furent souillés quelquefois ces asiles de la piété » (profaner).
Salir, altérer (ce qui aurait dû être préservé, respecté) (avilir, entacher).
Souiller la mémoire de quelqu’un.
– Citation de l’écrivain français Romain Rolland (1866-1944), prix Nobel de littérature en 1915 : « Qu’est-ce donc que ce besoin de souiller, qui est chez la plupart, – souiller ce qui est pur en eux et dans les autres ».
Contraires de souiller : blanchir, laver, purifier ; régénérer, sanctifier.