Asphodèle : n.m. L’asphodèle est une plante annuelle vivace (famille des Liliacées – Nom botanique : Asphodelus), dont la hampe florale nue se termine par une grappe de grandes fleurs étoilées très ornementales. On consomme ses racines, qui sont charnues et sucrées, depuis Apicius.
Au Maghreb, on les consomme encore comme les salsifis ou les scorsonères, en accompagnement de tagines, du lapin ou volailles.
Enfin, et surtout, en Corse, on se sert de ses feuilles pour entourer et conserver le fromage brocciu.
Toujours en Corse mais aussi en Sardaigne et en Sicile, on tire du miel de ses fleurs.
Asphodèle et mythologie : Dans la mythologie grecque, le pré de l’Asphodèle ou prairie de l’Asphodèle (parfois appelé champ de l’Asphodèle ou plaine des Asphodèles) est un lieu du royaume des morts grecs. C’est l’endroit où séjournent la plupart des fantômes des morts, qui y mènent une existence in-substantielle et sans objet. Ce sont les âmes qui n’ont commis ni crime, ni action vertueuse qui y séjournent. Les âmes des défunts y séjournent éternellement sans but et patientent éternellement. Cette prairie est mentionnée trois fois dans l’Odyssée, deux fois lors de la Nékyia d’Ulysse (Odyssée, XI, v. 539 et v. 573), et une dernière fois lorsque les âmes des prétendants sont conduites par Hermès aux Enfers (Odyssée, XXIV, v. 13). Cette prairie n’est pas décrite et son existence n’est pas expliquée par Homère. On trouve une prairie d’asphodèle également dans l’Hymne homérique à Hermès et, plus tardivement, chez Lucien de Samosate.
