Chatouiller : v.tr. (mot venant peut-être de chat ou du néerlandais katelen).
Le verbe « chatouiller » a plusieurs acceptions :
1. Produire sur (quelqu’un), par des attouchements légers et répétés de la peau, des sensations agréables ou pénibles qui provoquent un rire convulsif.
Chatouiller quelqu’un dans le cou.
Je te défends de me chatouiller !
Verbe pronominal réciproque : Enfants qui se chatouillent.
Ironique : Frapper. Chatouiller les côtes à quelqu’un.
Spécialement : Faire des caresses érotiques légères à.
Participe passé adjectival : Des rires de filles chatouillées.
2. Par extension : Faire subir un léger picotement à (quelqu’un) (picoter).
– Citation de l’ écrivain, philosophe, poète et dramaturge français, membre de l’Académie française, Jules Romains (1885-1972) : « Je sens une espèce de démangeaison ici. Ça me chatouille, ou plutôt, ça me gratouille ».
3. Exciter doucement (les sens) par des impressions agréables (piquer).
Chatouiller l’épiderme.
Vin qui chatouille le palais (flatter, titiller).
Ce parfum chatouille l’odorat.
Sens figuré : Exciter doucement par un sentiment, une émotion agréable (émouvoir, toucher).
Chatouiller quelqu’un à l’endroit sensible, lui faire plaisir (plaire).
Chatouiller l’amour-propre de quelqu’un (flatter).
– Citation de l’écrivain français Anatole France (1844-1824) : « N’êtes-vous point chatouillé de l’envie d’assister à la toilette d’une fille d’Opéra ? ».
Contraires de chatouiller : calmer, déplaire.