Consentir : v.tr. (mot venant du latin consentire, de sentir).
Le verbe « consentir » a plusieurs acceptions :
I)
1. Verbe transitif indirect : consentir à : accepter qu’une chose se fasse, ne pas l’empêcher (accéder, acquiescer, approuver, se prêter, souscrire).
La banque a consenti au report de l’échéance (autoriser, permettre).
Consentir avec réticence (céder, se résigner).
J’y consens avec plaisir, de bon cœur.
Consentir à coopérer.
Je consens à ce qu’il y aille.
Proverbe : Qui ne dit mot consent : qui n’exprime pas son opinion est supposé être d’accord.
2. Verbe intransitif : Maritime : Céder, se courber (mât, pièce de bois), s’allonger (cordages).
– Citation de l’écrivain français Émile Littré (1801-1881) : « Cette vergue a fortement consenti » .
II) Verbe transitif direct
1. Accepter (quelque chose).
Sens vieilli : Citation du dramaturge et poète français Pierre Corneille (1606-1784) : « L’amitié le consent » (permettre).
Sens moderne : Consentir que (et subjonctif) (admettre, permettre).
2. Sens moderne : Consentir (quelque chose) à quelqu’un : accorder (un avantage) à quelqu’un (concéder).
– Citation de l’écrivain français Marcel Proust (1871-1922) : « Les permissions qui m’avaient été consenties par ma mère, et ma grand’mère ».
Droit : Consentir un prêt, un délai (accorder, octroyer).
Contraires : Empêcher, interdire, opposer (s’), refuser.