Contrarier : v.tr. (mot venant du latin contrariare).
Le verbe « contrarier » a plusieurs acceptions :
1. Avoir une action contraire, aller contre, s’opposer à (quelque chose) (barrer, combattre, contrecarrer, déranger, entraver, gêner, freiner, nuire -à-).
Contrarier les desseins, les idées, les projets de quelqu’un.
La tempête contrariait la marche du navire.
– Citation de l’écrivain et philosophe genevois Jean-Jacques Rousseau (1712-1778) : « Le sort, qui semblait contrarier leur passion, ne fit que l’animer ».
2. Causer du dépit, du mécontentement à (quelqu’un) en s’opposant à lui (agacer, ennuyer, fâcher, mécontenter).
Il cherche à vous contrarier.
Choses : Rendre inquiet, mal à l’aise.
Cette histoire me contrarie un peu (chiffonner, embêter, tarabuster).
Ne vous laissez pas contrarier par ces ragots.
Cela me contrarie qu’il parte, de partir si tôt.
3. Faire alterner (des objets) pour obtenir des effets de contraste.
Contrarier les couleurs.
Verbe pronominal réciproque : Citation de de l’écrivain français Honoré de Balzac (1799-1850) : « « Ces horizons estompés qui fuient en se contrariant ».
Contraires de contrarier : aider, favoriser ; contenter, réjouir.