Contenter : v.tr. (mot venant de content).
Le verbe « contenter » a plusieurs acceptions :
1. Rendre (quelqu’un) content en lui donnant ce qu’il désire (combler, satisfaire).
– Citation de la romancière, dramaturge, épistolière, critique littéraire et journaliste française George Sand, nom de plume d’Amantine Aurore Lucile Dupin de Francueil, baronne Dudevant (1804-1876) : « Je suis donc content de toi et je voudrais te contenter pareillement ».
On ne saurait contenter tout le monde (plaire -à-).
– Citation du poète et fabuliste français Jean de la Fontaine (1621-1695) : « Est bien fou du cerveau, Qui prétend contenter tout le monde et son père ».
Faire des concessions pour contenter quelqu’un.
Contenter quelqu’un qui réclame (apaiser, calmer, exaucer).
Un rien le contente (suffire -à-).
Facile à contenter (accommodant, arrangeant), difficile à contenter (exigeant).
Par extension : Satisfaire (un besoin).
Contenter son envie, sa curiosité (assouvir).
– Citation de l’écrivain français Émile Zola (1840-1902) : « En trois années, elle avait contenté une seule de ses envies ».
– Citation de l’écrivain anglais Oscar Wilde (1854-1900) : « J’ai les goûts les plus simples du monde, je me contente du meilleur ».
2. Verbe pronominal et restrictif (plus courant) : Se contenter.
Se contenter de quelque chose : ne rien demander de plus ni de mieux (s’accommoder, s’arranger).
Se contenter d’un repas par jour.
Se contenter de ce qu’on a.
Il se contente de peu.
Je m’en contenterai !
– Citation de l’historien français Numa Denis Fustel de Coulanges (1830-1889) : « Je ne veux pas me contenter de connaissances vagues ».
Se contenter de faire quelque chose, de faire seulement (se borner).
Pour répondre, elle s’est contentée de sourire.
Ironique : Ne vous contentez pas de balayer autour des meubles !
Contraires de contenter : attrister, contrarier, mécontenter.