Nuire : v.tr.ind. (mot venant du latin nocere, avec un e bref en latin populaire).
Le verbe « nuire » a plusieurs acceptions :
1. Personnes : Faire du tort, du mal (à quelqu’un) (léser, préjudicier).
La liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui.
Il nous a nui par son silence, ses critiques.
Nuire à quelqu’un auprès de ses amis (desservir).
Absolu : Désir, intention, volonté de nuire (malignité, malveillance).
Hors d’état de nuire : maîtrisé, en lieu sûr.
2. Choses : Constituer un danger ; causer du tort.
Cette accusation lui a beaucoup nui.
Cela risque de nuire à nos projets (contrarier, gêner, faire obstacle à).
Fumer nuit à la santé (détruire, ruiner ; nocif).
Proverbes : Trop gratter cuit, trop parler nuit.
Abondance de biens ne nuit pas.
3. Se nuire (verbe pronominal réfléchi) : Se faire du mal, se causer du tort à soi-même.
– Citation de l’écrivain français Charles-Augustin Sainte-Beuve (1804-1869) : Réciproque : « Sans se détruire réciproquement et sans se nuire » (s’entrenuire).
Elles se sont nui.
Contraires de nuire : aider, assister, servir.