Éveil : n.m. (mot venant de éveiller).
Action d’éveiller, de s’éveiller.
Le mot « éveil » a plusieurs acceptions :
1. Donner à quelqu’un l’éveil de quelque chose, l’avertir, éveiller son attention sur.
Sens moderne : Donner l’éveil : exciter, par n’importe quel moyen, à se mettre sur ses gardes (alarme, alerte).
– Citation de l’écrivain français, membre de l’Académie française Pierre Édouard Marie Joseph Dubosc, comte de Pesquidoux, dit Joseph de Pesquidoux (1869-1946) : « Le chien porte un grelot d’un son léger. Doux assez pour ne point donner trop tôt l’éveil à l’oiseau ».
Être en éveil : être attentif, sur ses gardes.
Son esprit est toujours en éveil.
Vigilance en éveil.
2. Action de se révéler, de se manifester (facultés, sentiments).
L’éveil de l’intelligence, de l’imagination.
– Citation de l’écrivain, diplomate, journaliste et homme politique français, figure de la Révolution française Honoré Gabriel Riqueti, aussi orthographié Riquetti, « comte » de Mirabeau, est plus communément appelé Mirabeau (1749-1791) : « Le premier éveil du patriotisme ».
– Citation de l’écrivain, philologue, philosophe, épigraphiste et historien français Ernest Renan (1823-1892) : « L’essentiel dans l’éducation, ce n’est pas la doctrine enseignée, c’est l’éveil ».
Discipline, activité, jeu d’éveil, destinée à stimuler chez l’enfant l’observation, la curiosité intellectuelle.
3. Physiologie : État d’un être qui ne dort pas (veille).
– Citation de l’homme d’affaires et collectionneur d’art français Hippolyte François Alfred Chauchard (1821-1909) : « Pour l’éveil comme pour le sommeil, il faut aussi des conditions psychologiques : l’intérêt ou l’attention commande l’éveil ».
4. Action de sortir du sommeil (en parlant de la nature).
L’éveil de la nature, au printemps (réveil).
Contraires d’éveil : abrutissement, torpeur, assoupissement, sommeil.