Rougir : verbe (mot venant de rouge).
Le verbe « rougir » a plusieurs acceptions :
I) Verbe intransitif :
1. Devenir rouge, plus rouge.
Métal qui rougit au feu, devient incandescent.
Les écrevisses, les homards rougissent à la cuisson (cardinalisation).
Rougir et peler après un coup de soleil.
2 (Personnes) Devenir rouge sous l’effet d’une émotion, d’un sentiment qui provoque un afflux de sang au visage (s’empourprer ; érubescence, rougissement).
Rougir facilement.
Crainte de rougir (éreuthophobie).
Locution : Rougir jusqu’aux yeux, jusqu’au blanc des yeux, jusqu’aux oreilles : rougir beaucoup.
Rougir brusquement (Piquer un fard, un soleil).
Rougir de colère, de honte, de confusion, d’orgueil, de plaisir, sous l’effet de ces sentiments.
Spécialement : Rougir de honte, de pudeur.
Sens figuré : Éprouver un sentiment de culpabilité, de honte, de confusion.
Je n’ai pas à en rougir.
Ne rougir de rien : être impudent.
Rougir de quelqu’un : avoir honte de lui, pour lui.
II) Verbe transitif : Rendre rouge. La lumière du couchant rougit la campagne.
Rougir la terre de son sang (ensanglanter).
Sens figuré et poétique : Rougir ses mains (de sang) : commettre un meurtre, un crime.
Rougir une barre de fer au feu, la chauffer au rouge.
Contraires de rougir : blêmir, pâlir.
Citation de l’écrivain américain Truman Capote, de son nom de naissance Truman Streckfus Persons (1924-1984) : « Jamais bien-sûr elle n’en rougirait, mais après tant de mois il semblait que cette histoire fût aussi démodée que les chansons de l’été dernier », dans son roman La Traversée de l’été (publié à titre posthume en 2005).