Malgré son nom, ce n’est pas une truffe « vraie » au sens culinaire du terme. Il est peu consommé et peu recherché par l’homme car peu goûteux.
Il est par contre très apprécié par de nombreux animaux, dont les sangliers et l’écureuil qui recherchent activement ses fructifications pour s’en nourrir. Ces animaux jouent un rôle important pour l’espèce, car ils en diffusent les spores, ce qui permet la reproduction du champignon (qui a par ailleurs besoin que l’on conserve une quantité minimale de bois mort dans les forêts).
Habitat et répartition : Ce champignon apprécie les forêts anciennes. Il nécessite probablement la présence de ses espèces symbiotes, mais aussi d’animaux capables d’en disséminer les spores. Bien qu’éventuellement surprédaté là où les sangliers sont anormalement nombreux (faute de prédateurs naturels et à la suite de l’agrainage par exemple), il semble pouvoir être un intéressant bioindicateur de naturalité forestière, car il a besoin pour s’épanouir d’un humus de qualité (qu’il contribue à produire et entretenir) et pour cela d’une quantité minimale de bois mort et de matières organiques. On a au milieu des années 1990 clairement montré en Amérique du Nord que les sporocarpes de ce champignon sont beaucoup plus nombreux dans les forêts anciennes du Nord-ouest riches en vieux arbres et bois mort, ainsi la biomasse de sporocarpes hypogés était de 0,78 kg/ha dans de jeunes peuplements issus d’aménagement forestier, soit bien plus faible que les 4,02 à 4,51 kg/ha trouvés dans les forêts anciennes à peuplements naturels vieux et matures, avec un pic d’abondance en été, et une biomasse minimale en hiver.
En Europe, il a été recherché dans la forêt du Palatinat rhénan (sud-ouest de l’Allemagne) avec l’aide d’un chien truffier. Dans les zones où cette recherche a été effectuée, il était présent à raison d’une truffe par 20 mètres carrés en moyenne, principalement dans les zones de résineux dans ce cas, mais parfois aussi en forêts mixtes ou de feuillus ailleurs.
