Andouillette d’Alençon : L’andouillette d’Alençon est une spécialité culinaire de Normandie. Cette andouillette se distinguait dans un passé encore proche de la majorité des autres andouillettes (pour la plupart pur porc, à l’exemple de l’andouillette de Troyes) en raison de sa composition à base de fraise de veau. L’épidémie d’encéphalopathie spongiforme bovine, dite maladie de la vache folle, entraîna l’arrêt de cette élaboration : la fraise de veau a été interdite à la consommation en 1990 lors de l’épizootie d’ESB, comme MRS (Matériel à Risque Spécifié). Cet interdit n’a pas été remis en question (2009), mais il a été levé au niveau européen en 2015.
Les autres andouillettes préparées avec de la fraise de veau sont, entre autres, les andouillettes de Cambrai, les andouillettes d’Arras et celles dites « lyonnaises » : elles avaient le même sort.
La panse de veau, qui n’est pas interdite, permet d’élaborer encore des andouillettes comportant de la viande et des abats de veau, mais son utilisation n’est pas attestée à Alençon. De nos jours et malgré la levée d’interdiction de la fraise de veau, la plupart des charcutiers alençonnais préparent cette andouillette avec des chaudins de porc.
La ville d’Alençon organise chaque année en automne le concours de la meilleure andouillette de France.
