Schweppe (Johann Jakob) : Johann Jakob Schweppe est un bijoutier et horloger installé à Genève qui se passionna bientôt pour les expériences sur l’aération de l’eau et la fabrication de l’eau minérale artificielle. Il est né le à Witzenhausen en Hesse-Cassel et mort le au Grand-Saconnex dans le canton de Genève en Suisse.
Ses recherches aboutirent, en 1790, à la mise au point d’un procédé industriel. En 1792, associé à deux ingénieurs et à un pharmacien genevois, il installa une usine à Londres, puis en continua seul l’exploitation, en produisant des sodas et des imitations des eaux de Seltz, de Spa et de Bad Pyrmont, réputées à l’époque.
S’appuyant sur les travaux du pasteur et chimiste britannique Joseph Priestley, il invente à la fin du XVIIIe siècle un procédé permettant de dissoudre du dioxyde de carbone dans l’eau afin d’en faire une boisson gazeuse. Il dépose un brevet en 1783, qui concerne alors un breuvage aux vertus médicinales.
Après 1783, il transforme le domaine rural des Petits-Crêts, au Grand-Saconnex en résidence bourgeoise , dont il fait sa demeure. En 1790, il fonde à Genève avec Nicolas Paul, Henri-Albert Gosse et William Belcombe une fabrique d’eaux minérales artificielles. Deux ans plus tard, il part pour Londres, où il installe une succursale à Drury Lane, mais qui est gérée de manière indépendante et fait rapidement fortune. Le slogan de l’entreprise Schweppes est depuis lors « Soft Drink Manufactures Schweppes Ltd. London. Famous since 1783 ». En 1799, Schweppe vend ses parts de la société à ses associés et prend sa retraite.
Johann Jakob Schweppe rentre à Genève, au Grand-Saconnex, où il où il a fait transformer en maison bourgeoise le domaine rural des Petits Crêts. En 1792, l’enlèvement de sa fille de douze ans cause un émoi considérable dans la Cité de Calvin. Il meurt à Genève en 1821.
Dans les années 1860, ses successeurs rendirent l’eau de Seltz encore plus populaire en lui ajoutant de la quinine, de l’écorce d’orange amère ou du gingembre. Ces mélanges eurent un grand succès dans les colonies britanniques où régnait la malaria (*), affection que l’on traitait avec de la quinine, et où l’on prit l’habitude de les additionner de gin et de les consommer comme « tonics ».
(*) Malaria ou paludisme : Maladie parasitaire, endémique dans certaines régions chaudes et humides, due à des hématozoaires inoculés dans le sang par la piqûre de moustiques (anophèles), et se manifestant par des accès de fièvre intermittents.
