Alexandrin : n. m. et adj. (mot venant du latin alexandrinus, d’Alexandrie).
Le mot « alexandrin » a plusieurs acceptions :
1. En poésie, l’alexandrin est le vers le plus célèbre de la poésie française. C’est un vers de douze syllabes (un dodécasyllabe) qui est coupé en deux parties égales de six syllabes. Chaque moitié s’appelle un hémistiche, et la coupe au milieu se nomme la césure.
2. Relatif à l’art et à la littérature de l’Égypte ptolémaïque (*), dont le centre fut Alexandrie.
(*) Le terme ptolémaïque se réfère principalement à deux grands sujets historiques et scientifiques : la dynastie ptolémaïque (ou des Lagides) qui a dirigé l’Égypte ancienne de 323 à 30 avant notre ère, ou au système cosmologique géocentrique imaginé par l’astronome Claude Ptolémée (100-168 après J.C.).
Césure : n.f. (mot venant du latin caesura, coupure).
Une césure est une limite rythmique à l’intérieur d’un vers, théoriquement suivie d’un repos.
La césure coupe le vers alexandrin en deux hémistiches.
Exemple : « Rien n’est beau que le vrai, le vrai seul est aimable », vers de l’écrivain et poète français Nicolas Boileau (1636-1711).
Synonyme : coupe.
Expression : Année de césure, période de un ou deux semestres pendant laquelle un étudiant peut suspendre un cursus obligatoire, notamment pour acquérir une expérience professionnelle, suivre une formation différente ou mener à bien un projet plus personnel. Parenthèse visant à l’acquisition d’une expérience complémentaire, l’année de césure est à distinguer d’une année sabbatique.
Hémistiche : n.m. (mot venant du latin hemistichium, du grec hêmistikhion).
Le mot « hémistiche » a plusieurs acceptions :
1. Moitié d’un vers (particulièrement de l’alexandrin) marquée par un repos ou par une césure.
2. Césure placée au milieu d’un vers.